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Huy

+60 ANS de FORMATION ININTERROMPUE en AGRONOMIE des REGIONS CHAUDES
"Agronomie & Développement international".

Source : INFO-AIHY n°134; 12/2012, réimpression complétée en 12/2014.
Auteurs "ingénieurs AIHy" : A-B. ERGO et P.DOHMEN.

NOMENCLATURE du RESEAU AIHyNOMENCLATURE des ingénieurs 'tropicaux' et de tous nos Expatrié(e)s

Ceux connus de l'organisation du réseau AIHy sont tous repris dans nos ANNUAIRES : celui chronologique des PROMOTIONS et celui nominatif des .
attention1SVP. METTEZ  à jour vos données. Maintenant tant qu'il en est encore temps ! cliquez sur le logo.

huygoogle f600x300Juste après la seconde guerre mondiale, en 1947, le Ministre belge MUNDELEER réforme l’enseignement agricole belge, qui quitte le ministère de l’agriculture pour rejoindre celui de l’éducation nationale, en le structurant sur le modèle de l’enseignement technique supérieur et en créant la formation d’ingénieur technicien en agriculture . A partir de 1928, le site de Huy (ancienne abbaye cistercienne de Saint Victor dédiée à la viticulture et aux plantes médicinales) organise des cours d'agronomie tropicale (dénommée section coloniale en 1943) au niveau A3 (moyenne agricole) et A2 (Ecole moyenne supérieure agricole). Depuis 1949 elle devient 'Institut Technique Agricole de l’État' avec au niveau supérieur l’École spéciale d'ingénieur d'ingénieurs techniciens (A1 : 1949-1978) avec deux orientations, l’agriculture tempérée et l’agriculture coloniale.

La première promotion comme ingénieur sur le campus de Huy est diplômée dès 1953. Vous pouvez le découvrir dans l'ANNUAIRE des PROMOTIONS AIHy. 
Le mot colonial disparaît des diplômes en 1960 à la demande expresse des diplômés de cette section.
Une longue histoire de formation ininterrompue en agronomie des régions chaudes perdure encore actuellement depuis sur le campus de  l'ISIa de Huy au cœur de la Belgique au sein du réseau belge du Pôle Académique Liège-Luxembourg.

DES DÉBUTS à MAINTENANT sur le campus ISIa de Huy.

 La première promotion comme ingénieur sort en 1953 (crée en 1949) mais, notre Ecole avait déjà acquis une solide réputation d'expertise d'enseignement dans ce qui s'appelait "l'agriculture coloniale".
Le premier cours d'agronomie tropicale a été lancé sur notre ancien site de Vilvorde en 1899 et définitivement dès 1928 sur le campus actuel de Huy, niché plein sud dans une hanse de la Meuse.  Pour la petite histoire, notez qu'à cette époque l'enseignement agricole était totalement dépendant et inféodé au Ministère de l'Agriculture (jusqu'en 1945).
Ci-dessous nous avons retrouvé une photo (rare) de cette époque. Notez que les étudiants portent tous leur pennes à bordereau vert, couleur des sciences agronomiques.
Vous pouvez découvrir dans notre article 'Historique du campus de l'ISIa de Huy' : le site au XVIème siècle et son évolution académique et étudiante depuis le 13/11/1886.

isiahuy1931 900x503Ferme didactique sur le campus ISIa de Huy (1931). Cette ferme a été rasée peu après le bombardement aérien (B17) sanglant du 18/08/1944 (23/213 bombes sur le campus et +50 morts à Huy) et est actuellement le site du hall d'entrée et de la bibliothèque de l'Institut Supérieur Industriel agronomique du Pôle Académique Liège-Luxembourg (HECh).

Une orientation « industrie agricole et alimentaire »  viendra se joindre aux deux autres en 1959 (professeur Ir George) et une autre, plus récemment, en « environnement », à l’initiative du professeur Ir J. Clignez. 
[NDLR.: à ce jour, ces 2 professeurs vivent une retraite bien méritée].

Les deux premiers  ingénieurs en agriculture coloniale (René Hussin et Pierre Saussus†, 1951) seront diplômés à l’école d’IZEL (aujourd’hui disparue et dont les traditions sont reprises dans le réseau AIHy) mais c’est un diplômé de la section tempérée (Robert Collard) qui fera la plus grande carrière africaine chez Unilever® comme directeur de plantation.
Les deux premiers diplômés de cette section à Huy (Franz Bouret†et Yves Dubois, 1952) feront respectivement des carrières africaines chez Unilever  et à l’INEAC en station de recherches au Burundi. Les grandes compagnies agricoles des régions chaudes apprécient très vite ce nouveau type d’ingénieur très à l’aise sur le terrain, débrouillard avec les moyens disponibles sur place et dotés de fortes personnalités.

Tous les diplômés des promotions suivantes dites 'Tropicales' ont peu de difficultés pour trouver un premier emploi.
Notre Observatoire des Emploi (SIRD) recense en 2014, 370 ingénieurs de cette spécialité qui démontrent leur capacité professionnelle à 'bien retomber sur leurs pattes' lorsqu'ils cherchent à se recaser en métropole ou en Europe du Sud.
Leur capacité d"adaptation, avec les seuls moyens mis à leur disposition, est significativement supérieure à bien d'autres spécialités d'ingéniorat.

On trouve les tropicaux de Huy à la base de la création de l’ASSOS en 1951, Yves Dubois devenant le premier président et Franz BOURET se consacrant, un bon demi-siècle, à la maîtrise des guindailles; ce qui n'était pas son seul atout : il pouvait (re)trouver absolument tout au moindre coût.
Entre 1951 et 1960, 87 ingénieurs seront formés à Izel et à Huy dans cette section dont on prédisait la disparition avec celle des colonies. Ce sont des rescapés de première ou de seconde candis baptisés à Gembloux qui vont introduire à Huy la penne blanche à liseré vert (tous des tropicaux à cet époque).
[621 5250497e31890Ci-contre 1er logo des fondateurs de l'AITHy qui deviendra le puissant réseau AIHy de nos jours. NDLR.] 

 En 1958, les diplômés d’Izel, Huy, Ath et Gand forment la FENITA (Fédération Nationale des ingénieurs techniciens en agriculture) où le représentant de Huy est un autre tropical (Jean Cartuyvels). On parle déjà à l’époque de restructuration des études de l’enseignement supérieur et la FENITA se réunit à Namur à ce sujet en 1959.
Trois étudiants de dernière année TROP de Huy participeront à ces débats (Joseph Claeys, Michel Roze et A.-B. Ergo).

cactus1 300x400 L’ASSOS est très dynamique et crée une revue  (Le Cactus) en 1962, à l’initiative d’un jeune étudiant Trop. Jean JOACHIM  dont on va reparler souvent ; revue à laquelle participent les jeunes diplômés. C’est le nouveau directeur de Huy (ir Joassin) et un couple de professeurs (Ir Pisvin et Ir Bourlon) qui vont inciter les diplômés à se structurer en association d’école (l’AITHy  Association des Ingénieurs Techniciens de Huy), ce qui sera réalisé en 1963, avec un tropical comme président, le confrère Émile Lambert.

 Tout ce qui existe encore aujourd’hui est en place dès 1963.

assoshuy f300Oui, tout ce qui existe sur le campus ISIa de Huy est en place dès 1963 : l’ASSOS, le Cactus, l’association des diplômés ; les "TROP" ont été pratiquement à la base de tout; un effet attendu de leur capacité indispensable professionnellement, à se débrouiller et à s'engager avec endurance et autonomie.

Le réseau AIHy est fier de ses 'diplômés vétérents et actuels' qui marquent notre histoire et forgent notre notoriété.
Ci-contre le logo de 1963 à 2013 de l'ASSOS, l'association des étudiants du campus de l'ISIa de Huy.

Quel bilan la section tropicale présente-t-elle après 60 années de promotions ?

10% du total de nos ingénieurs AIHy avec, fin 2014: 381 diplômés (Huy : 320, Vilvorde : 30 ; Izel : 27, Jury central : 4) .

aihyreseau f300x62En 2012, il y avait 377 diplômés dont : 149 ingénieurs techniciens et 228 ingénieurs industriels ou assimilés ;377 diplômé parmi lesquels 6 docteurs ingénieurs, 2 maîtrises  en d’autres disciplines, 1 Ing. Dr Ir. (bioingénieur), 1 notoriété scientifique (l'auteur) et même un Membre élu de l'Académie française d'Outre Mer.
L'AIHy est de toutes les associations d'ingénieurs industriels de Belgique, le réseau qui compte encore actuellement, le plus de docteurs en sciences et de hautes références universitaires, alors que ce n'est pas notre vocation 'scolaire'.

Et la présence féminine dans tout ça ?

377 diplômés en 60 ans dont 34 consœurs (en 40 ans) ; la première diplômée TROP est Nicole Bellery (1973) ;

Monique Thibaut (de la spécialité ‘TROP’ – on vous l’avait dit ; ils sont partout !), épouse du président AIHy actuel sera la trésorière de l’association des anciens (AITHy) pendant de longues années.
Des diplômés qui se 'mettent à jour' (assimilations et formations complémentaires) et qui postulent avec succès pour décrocher le titre professionnel international (une bonne clef pour le management des organisations mondiales) d'INGENIEUR EUROPEEN.

381 'tropicaux' dont 8 ont reçu de la FEANI le titre professionnel d’Ingénieur Européen. On les reconnait dans le monde avec l'acronyme 'EURING'® attachés à leur nom.

En 1970, la réforme de l’enseignement supérieur est mise en textes de lois et la formation d’ingénieur technicien en agronomie n’est pas reprise dans les propositions. Jean Joachim (TROP 1963, décédé cette année) président de l’AITHy, va utiliser toute son énergie  pendant 7 ans pour faire intégrer l’enseignement supérieur agricole dans les textes de lois, ce qui aboutira en 1977 à l’enseignement supérieur de type long en 2 cycles de 2 ans, aux titres et grades d’ingénieur industriel en agriculture. C’est lui également qui va faire entrer l’AITHy à l’UNIT-NUTI, ce qui la rattache de facto  à la FEANI et à la FMOI. Les ingénieurs de Huy et l’Institut qui les forment, sont répertoriés définitivement  dans des organismes internationaux. L’AITHy va s’employer ensuite à aider les ingénieurs techniciens agricoles à se faire assimiler au nouveau titre, en présentant leurs dossiers via l’UNIT-NUTI.
L’AITHy devient l’AIHy.

 En 1980, l’ing. A.-B. ERGO, (TROP 60), à l’époque secrétaire général de l’aile francophone de l’UNIT-NUTI, et membre de sa Commission Enseignement Supérieur et Recherches, propose au congrès de Bouge (Namur), une restructuration en 5 ans (2 + 3) de l’enseignement technique et agricole de type long.
Notre confrère André ERGO a gravi tous les échelons de la représentativité de notre corps d'ingénieur. Il est toujours président honoraire de notre fédération, l'UFIIB, où il a su apporté sa patte de scientifique et d'agronome tropical de terrain.

 NDLR.: Il faudra 24 ans, beaucoup de discussions et de rencontres avec les autorités politiques ainsi que l’aide inattendue de l’Europe (Sorbonne-Bologne)  pour que le projet passe sous la forme (3+2), au moment, en 2004, où il est président fédéral de l’UFIIB (Union Francophone des Ingénieurs Industriels Belges). 

Oui, cher confrère,un bon titre professionnel protégé (contre les faussaires), reconnu (employeurs privés et publics) et respecté  ; ce n’est jamais automatique ou facilement décrétable. C’est toujours, le résultat d’une mobilisation soutenue de vos pairs.  
C'est A EUX que vous devez -oui, en grande partie- de porter vos titres et grades respectés actuels encore sur le campus de l'ISIa de Huy (et de Gembloux).
Souvenez-vous en et soutenez les en vous affiliant régulièrement. C'est IMPORTANT ! Notre survie et notre indépendance sont à ce prix.

cibic 180x76Le souci immédiat du président A-B. ERGO sera l’assimilation automatique des ingénieurs industriels au nouveau grade de Master en Sciences de l’ingénieur industriel (en agronomie, pour nous); ce que nous avons obtenu et pu scellé dans la Loi, grâce certainement aussi au rapprochement des fédérations d'ingénieurs.
Il reste évident pour nos 'tropicaux' que le titre 'MSc' a plus d'impact internationalement que le qualificatif 'industriel', qui n'est utilisé qu'en Belgique.
Depuis 2005, toutes les associations d'ingénieurs des 4 régions belges parlent d'une seule voix 'physique' (alternativement un Ir et un Ing.) au sein du CIBIC; cette intelligence collective en fait un puissant groupe de pression incontournable, qui représente +200 000 ingénieurs diplômés avec +75 000 affilié(e)s. L'ambiance est depuis excellente dans ce comité qui cohabite ensemble dans les murs de l'ERM.
smileyOkjaune a25x18On a donc besoin de MEMBRES cotisants pour fonctionner; ne nous oubliez pas !

 Premier ingénieur industriel en agronomie  à diriger (2 x 2 ans) la fédération vieille de 80 ans, il a siégé, à ce titre au CNB (Comité National Belge) de la FEANI  qui représente, au plus haut niveau national, les ingénieurs civils et industriels francophones et flamands.

Ce bref historique souligne l’importance et l’engagement des diplômés de la section tropicale de l’ISIa de Huy, [ndlr] comme l’excellente réputation et proactivité associative du réseau AIHy (toujours d’actualité), dans l’évolution des études supérieures de type long en agronomie, mais ne pointe pas le travail qui reste à effectuer ; à savoir  l’accès direct au troisième cycle en Belgique, comme jadis pour les licenciés, une compétence qui existe potentiellement chez certains diplômés qui vont chercher ce grade dans d’autres pays.

L’histoire de ceux qui ont été et qui sont encore au boulot, dans la plupart des pays chauds où ils représentent notre école et la Belgique est encore à écrire et elle est brillante.

On trouve d’ailleurs la trace des plus jeunes dans la page sur les anciens du site de l’ISIa. Cette histoire commencerait avec Yves Dubois, premier ingénieur engagé à l’INEAC et se poursuivrait avec Clément Mathieu (Trop 64), membre de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer en France, dont le curriculum est si volumineux qu’il remplit à lui seul plusieurs pages.

Mais les diplômés sont souvent le reflet multiple de ceux qui les ont formés et qui ont eu la responsabilité de la section. Ils ont leur place aussi dans ce texte souvenir. Je les citerai dans l’ordre de leur ancienneté : l’ir. Joachim, le Dr. ir Lozet, l’ir. Ledoux , l’ir Mme Thomé  et l’ir. Chapelle.

 Il convient de citer aussi ceux qui sont morts, au travail, tragiquement assassinés, en aidant les pays déshérités : Guy Puffet et Jean-Marie Piron au Congo, Luc Hennebert et son épouse Françoise Jacques  pour la FAO au Mozambique, ils ont plus que les autres une place dans cette histoire.

Depuis 2013, le Professeur qui reprend en main la section ‘agronomie des régions chaudes’ sur le campus de l'Institut Supérieur industriel agronomique de la Haute Ecole Charlemagne est le Dr vétérinaire Yves GIELEN. Il bénéficie d’une expérience vécue sur le terrain professionnel comme nos meilleurs professeurs, ceux que des générations d’anciens étudiants n’oublieront jamais. 
VIVE nos ‘TROP’ !
Ils vieillissent bien ! Ils sont des membres très réactifs et fidèles dans le réseau AIHy et, nous leur rendons bien !

La rédaction de l'INFO-AIHy.