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Redécouvrez l’ECOLOGIE

Dissertation sur les aspects holistiques de l'Environnement

Auteur : Ingénieur Georges E. FRISQUE ; Professeur AES et MSc.ULg, MSc.Ing.AIHy, Liège, 08/2011

Peut-on considérer l’environnement comme un objet de science, de cette branche de l’immense biologie, qu’on appelle « écologie » ?

Les questions d’environnement mettent la communauté scientifique en demeure d’adopter une démarche pluridisciplinaire.

Appellent-elles à ce titre, un nouveau  mode de pensée, différent de la démarche analytique, systémique des sciences physico-chimiques ?

Les sciences sociales et humaines pourraient-elles y trouver le motif d’un renouvellement de leurs méthodologies ?
Toute réflexion, toute formation, toute approche sur l’environnement implique l’écologie comme science.

A propos de cette dernière, posons quatre idées-forces.

Au départ de la définition du biologiste allemand, disciple de DARWIN, Ernst HAECKEL, son inventeur en 1866 : par ôkologie, il entend : 
La science de l’ensemble des rapports des organismes entre eux et avec le monde extérieur

Mais, ce qui définit le mieux l’écologie, c’est le point de vue holistique qu’elle adopte.
Les équipes d’écologues seraient donc les astronomes des sciences de la vie.

Seconde idée, quel écosystème pourrait subsister sans communications ?
Cette science est celle des relations, des rapports entre les êtres et le milieu.
Cela implique une symétrie, à la fois sur l’étude des êtres et sur le milieu où ils évoluent .L’écologie n’est pas seulement biologique.

Troisième idée, celle de la place de l’humain dans les grands cycles, les flux immuables du monde vivant.
Quand en 1935, Arthur G. TANSLEY crée pour la première fois le concept d’écosystème, il souligne la nécessité d’inclure dans sa quête les processus que nous fournissent  aujourd’hui aussi abondamment les activités humaines car écrivait-il l’écologie doit s’adapter aux conditions créées par les activités humaines.

Le développement durable, ce concept créé en 1987 par une éminente scientifique norvégienne Madame Gro  HARLEM  BRUNDTLAND, ministre de l’environnement dans les années 1970 et directrice générale de l’Organisation Mondiale de la Santé au début des années 2000 associe enfin la santé et le milieu.

Et ces activités sont au cœur des problèmes écologiques du XXIe siècle, époque d’émergence de l’humanité en tant que la force géologique planétaire prophétisée par W.VERNADSKY.

Et pas mal de ces activités ne sont pas sans effets sur la santé de nombreux groupes à risques de la population…

Nous vivons, comme l’écrit J.P. DELEAGE, une collision sans précédent de l’histoire humaine et de l’histoire naturelle, aux conséquences difficilement calculables.

Cette troisième idée  s’élargit logiquement vers celle des rapports de l’écologie scientifique à l’écologie sociale et politique, celle des rapports entre la science et le citoyen.

On voit que l’intervention humaine menace le fonctionnement et l’avenir du système global de la biosphère, donc le devenir de l’homme lui-même, ce prédateur doué pourtant de conscience réflective.

L’écologie systémique si utile, a rapproché la plupart des champs de recherche et la réflexion environnementale doit continuer rapidement à s’élargir vers une globalité sans cesse rénovée, enrichie par des apports. Par exemple, des sciences du droit et des sciences de la santé publique, qui collaborent à l’édification de règles législatives nationales et internationales appropriées et évoluant avec les découvertes. Elles, qui examinent de si près ce fameux prédateur, cet homme neuronal…

En rassemblant, des citoyens aux formations si diverses, en leur permettant de réfléchir à la place de l’homme dans l’environnement, à la complexité de cette question essentielle, nous avons mis le doigt dans un engrenage passionnant.

Comment ces citoyens peuvent-ils s’approprier des questions qui ne prennent leur véritable sens que dans une vision globale ?

L’écologie a une vraie histoire et cette histoire n’est pas du tout connue.

Qui se souvient par exemple, du rapport de 1972 Only one Earth , de la Britannique Barbara WARD et du Français René DUBOS l’inventeur du concept « penser  global  , agir local »,  présenté  au Sommet de Stockholm ? Qui connaît la biologiste américaine Rachel CARLSON et  son livre Silent Spring, paru en 1972, fut la première à évoquer la pollution  massive provoquée  par les pesticides ? Avez-vous cherché une thèse de références sur René DUMONT, pionnier de l’écologie politique en France, il n’y en a pas ?

L’écologie, subtil alliage de philosophie et de morale est un acteur essentiel de l’évolution démocratique.

Elle ne peut s’assécher, en oubliant la beauté et le sentiment d’être, parce qu’engagée sans relâche dans les combats nécessaires autour de l’effet de serre, des disparitions d’espèces…
Mais ce qui anime l’écologie depuis l’origine, et qui se dissipe dans les batailles urbaines, c’est le souci de l’art perdu de la conversation entre l’humain et les êtres de fleur ,de plume  et poil par lequel on se lie au cosmos.

Guillaume LECOINTRE, éminent systématicien  nous conseille « Dans un avenir proche, nous devons nous efforcer d’approcher de façon moins restrictive la biodiversité »

L’écologie ?
C’est aussi retrouver la langue des chênes et des scarabées, des bruyères et des genêts, du machaon et de la buse variable, de la glaise et des étoiles.

Et les écologies d’ailleurs ?

Kinji IMANISHI (1902-1991), primatologue à l’université de Kyoto, nous a laissé dès 1940, ses réflexions empreinte de fraîcheur et d’urgence, formulant une conception des rapports entre les vivants caractérisée par l’empathie.

John BAIRD CALLICOTT est aux U.S.A un des pionniers de la philosophie environnementale, inspirée de l’éthique de la terre formulée par Aldo LEOPOLD (1887-1948), selon laquelle il faut préserver l’environnement en vertu de l’unité que forment les composantes de l’écosystème, plutôt que de la valeur intrinsèque de chacune d’entre elles.

Dominer la nature, non. L’intendance suffit amplement.  Il s’inspire des traditions taoïste et bouddhiste…

Georges FRISQUE, MSc.Ing.AIHy, anc. Professeur au CERES-ULg

N.B. : Pour rappel vous pouvez copier tout ou partie de cet article en mentionnant au moins son auteur, il le mérite bien !
Pour votre info. Référence standard pe. : Georges E. FRISQUE. Redécouvrez l’écologie – Aspects holistiques de l’Environnement. Disponible sur www.aihy.org/index.php/menu-biblio/cathistoscagro/81-art81gefecologie.html  (02/2016).

Bibliographie

BAIRD CALLICOTT John. Pensées de la terre.2011.Wildproject
DELEAGE Jean-Paul. Une histoire de l’écologie. Le Seuil .1994
DIAS de  AVILA-PIRES Fernando. Ecologie médicale. Dictionnaire de la pensée médicale. Dominique LECOURT.PUF.2004
DRION Marcel, FRISQUE Georges. Aspects holistiques de l’environnement. CERES. U.Lg. 2000
DUVIGNEAUD Paul. La synthèse écologique.  Doin . Paris 1974
FORBES V.E, FORBES T.L.Ecotoxicologie. Théorie et applications. INRA.1997.
FRISQUE G. Accumulation par des bryophytes aquatiques de la Meuse de PCB’s et  du γ-HCH. Fac.Médecine.U.Lg.1981
FRISQUE G.E .Training in Environmental Communication.  Ecocom,  CERES. U.Lg
FRISQUE.G. Ecotoxicologie .Micropolluants organiques. CERES .U.Lg
FRISQUE G.  Pyrrhon, le premier en  zététique. Revue Education U.Lg.01-09-06
GERARD Ph, OST Fr. et VAN DE KERCHOVE M. Images et usages de la nature en droit. Bruxelles.1993.
GERVEREAU L. Le premier musée international sur l’écologie et le développement durable. www.agroparistech.fr/Musee-du-vivant.htmlLe Monde 3 mars 2009. 
IMANISHI Kindji. Le Monde des Vivants. Wildproject.2011
KEMPF Hervé. Parler avec les arbres. Le Monde 15-06-11.
LACARRIERE Jacques. Vers une écologie spirituelle .Albin Michel.2002.
LEBEAU André. Les horizons terrestres : réflexions sur la survie de l’humanité. Gallimard.2011