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'Ingénieur' de technicien au Master en Science de l'Ingénieur industriel.

Auteur : DOHMEN Pierre, MSc.Ing.AIHy; AIHy asbl; campus ISIa-HECh, novembre 2017.
Évocation historique référencée d'après son discours prononcé lors de la rentrée Académique à Huy le 29/09/2017 comme président du corps AIHy
DOCUMENTATION sujette à modifications donc actuellement en OPEN SOURCE & Copyright du type CC-BY-NC-SA

Toute notre histoire est écrite pour le présent ! 

Toutes les bonnes histoires ont l'intention d'expliquer les causes des effets.
Et pourtant, l'expérience éveillée nous montre que nous serions bien présomptueux de mettre en équation des sortes de 'lois' prédictives. La liberté et la complexité des hommes se fera un plaisir de les contredire.

ingenieuratoutmajeuraihy 300L'historien des sciences observe cependant que nous pouvons reproduire à l'infini les mêmes erreurs amnésiques comme les plus beaux exploits à partir des mêmes précurseurs.
L’enchaînement des faits suivrait-il alors une logique que pourrait reconnaître notre 'bon sens', en tout cas chez celui qui sait rester à son écoute ?
A priori, ce relatif déterminisme devrait nous rendre plus intelligent, sinon plus prudent et raisonnable dans le vécu de notre propre gestion du présent car nous restons en effet toujours libres de choisir, d'innover et d'évoluer.
Mais ce qui reste intéressant à vous présenter ; c'est quand la raison raconte l'histoire. On peut effectivement en tirer des évidences et quelques expériences utiles.
A défaut de loi historique, il me plait de vous présenter des 'évidences' et faits historiques qui éclairent la filiation des formations d'ingénieurs à travers l'évolution militante de leurs titres et grades sur 1,5 siècle.

Première évidence

Le développement des Ecoles d'agronomie n'a jamais été un long fleuve tranquille.

 L'histoire détaillée de notre enseignement hutois fera l'objet en 2018 d'une publication[1] du réseau alumni des ingénieurs et des paysagistes AIHy pour honorer le site millénaire exceptionnel du campus ISIa de la ville de Huy.

Les chamailleries actuelles entre 'la Gauche' et 'la Droite' restent de la gnognotte comparées aux tensions à la fin du XIXe siècle entre en gros, les 'catholiques' et les 'Libéraux libres penseurs'.
Les écoles agri-agro belges luttent continuellement avec leur capital de reconnaissance cumulée pour faire évoluer les mentalités péjoratives liées au monde polytechnique et agricole de l'homo faber, présumé subalterne aux doctrines purement intellectuelles.
C'est oublier un peu vite comme le dit un pur intellectuel, Hannah ARENDT dans 'La condition de l'homme moderne' (1958) que : l'acte de pensée ne se manifeste jamais de lui-même en objets. Dès qu'il veut manifester ses pensées, le travailleur intellectuel doit se servir de ses mains et acquérir des talents manuels...

Toutes ces écoles agricoles ambitieuses ont dû s'imposer, s'unir et se dépasser continuellement pour devenir ce qu'elles sont aujourd'hui.
Et les autres : elles ont complètement disparues : Chimay, Leuze, Rollé, Tirlemont, Lier, (Izel et Verviers) ou sont restées au niveau secondaire inférieur : ce qui ne préjuge pas de leur qualité.
_____________

[1] L'ingénieur et historien des sciences Philippe WASCOTTE supervise cette publication édité par le SIRD (Service d'Investissement de Recherche et de développement agronomique) ; une joint-venture entre le réseau professionnel AIHy (Ing.+Ajp+BAg), l'Institut Supérieur Industriel agronomique de la Haute Ecole Charlemagne et la Ville de Huy.

Deuxième évidence.

Les Ecoles agrées d'agriculture belges sont toutes nées de l'initiative privée et professionnelle de grands propriétaires terriens, d'agriculteurs, d'horticulteurs avisés rapidement soutenus que par quelques politiques locaux visionnaires et plus tard par l'union des puissantes fédérations d'ingénieurs.

Seule demi-exception à la règle : L'institut supérieur d'agriculture de Louvain (Leuven) crée en 1878 par l'UCL[2]
Au milieu du XIXe siècle, on débute avec 3 écoles supérieures pour l'enseignement agricole francophone : une à Gand, à Verviers et l'Institut agricole crée en 1849 à Torhout (Flandre occidentale). 

Elle émigre à Gembloux en 1860, comme Institut supérieure agricole puis agronomique suite à un banal non renouvellement de bail locatif.
Ce 1er Institut gembloutois passera rapidement au niveau supérieur pour former de réputés 'ingénieurs agricoles' puis 'agronomes' en 1934. Ils devront cependant se battre près d'un siècle pour se faire reconnaître universitaire en 1947 et, intra-muros en faculté universitaire seulement en 1965, mais c'est là une autre histoire.

art83 lbavayDans le Vilvorde francophone de 1849, l'enseignement des paysagistes et des horticulteurs est initié par Laurent Séraphin Joseph de BAVAY [3] un célèbre pépiniériste du XIXe siècle (voir portrait).
Il était alors notamment secrétaire-général de la commission royale de pomologie et administrateur à l'influente Société Royale Linnéenne et de Flore, qui fonctionne encore depuis le XVIIIe siècle (= c'est un partenaire du réseau AIHy depuis 2016 ).
Nommé 4 ans après, officiellement son premier directeur, il va jusqu'à acheter de sa poche un bâtiment à Vilvorde pour enseigner dès 1848 dans l'Ecole pratique d'horticulture de Vilvorde, qu'on pourrait situer au niveau de l'enseignement moyen (on dit aussi secondaire quoique 'bordeline' avec le niveau professionnel supérieur).

A Verviers aussi, en 1894, on doit d'initiative privée soutenue par la Ville de Verviers, la création de L'Ecole Supérieure des Textiles [4] .
N.B. : Permettez-nous de placer par commodité les ingénieurs textiles, de l'AIV' car ils font partie de notre réseau alumni depuis 2003.
L'EST formait des ingénieurs textiles renommés dans tout le continent européen de 1890 à 1935, puis des ingénieurs techniciens en 1960 (en perdant 1 année d'étude) et enfin des ingénieurs industriels (4 ans de 1977 à 2007) jusqu'à sa lente extinction en 2002 dans la catégorie technique de la Haute Ecole Charlemagne.

De notre côté à Huy, l'idée d'une Ecole moyenne d'agriculture est née en 1882 après bien des palabres que nous vous dévoilerons dans une prochaine publication supervisée par notre cocasse conteur et véritable historien des sciences, l'ingénieur AIHy Philippe WASCOTTE.

Une Ecole régionale d'agriculture, baptisée Ecole régionale d'agriculture, débute comme école 'privée et gratuite' à Huy le 13 novembre 1886 soit, il y a 131 ans.

L'ingénieur AIHy et historien des sciences Philippe WASCOTTE relate dans son livre sur l'enseignement agri-agro de Huy (publication 2018) que toute la presse de l'époque s'accorde sur le dynamisme et la compétence de l’école et de ses enseignants : « Nous voyons avec plaisir écrit dès 1886 la Gazette de Huy, l’Ecole régionale d’Agriculture se placer résolument au seuil de la voie du progrès ». En effet, les cours sont d’une modernité remarquable pour l’époque alors que la chimie agricole et la météorologie sont encore balbutiantes. Des essais de grandes envergures sont réalisés comme les expérimentations sur des nouvelles façons culturales ou sur la recherche en physiologie végétale à propos de l’assimilation de l’azote par les plantes.
Cette nouvelle école, encore au niveau moyen (secondaire), avait accès pour ses travaux pratiques aux 137 ha de la Ferme de Solière et à son important cheptel de l'époque. Son moulin, annexe d'une ancienne abbaye du XIIe, occupée aussi par des moniales comme à St Victor, est épisodiquement une discothèque depuis +50 ans.

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transfert le 13/11/1886 du 11 rue de l'Apleit vers le 3 rue Saint Victor à HUY.

Exception à la règle de l'évidence 2, l'Ecole de culture et d'élevage d'Ath est créé le 03/11/1911 par les représentants politiques provinciaux du parti socialiste du Hainaut. 
Encore en activité, elle a gravi tous les échelons : niveau A2 en 1934, graduat 'A1' en 1946, ingénieur technicien en 1950 (officiel, le 10/07/1953) dans les sections 'TEMP' et 'TROP' et enfin en 1977 ingénieur industriel finalisé à Maffle, grâce à la ténacité de nombreuses manifestations estudiantines et suite à une prise épique de la Tour Burban d'Ath à coups de canon 'à carbure' le 02/05/1969.

Pour citer nos confrères de l'AIAth : " l’autre fait marquant de cette année 1998 est l’ouverture, par décret, du deuxième cycle de l’ingénieur industriel aux diplômés du graduat sur base d’une passerelle personnalisée prélude à la future uniformisation des études supérieures en Europe (3-5-8) ".
Ath se distingue pour ses codiplômations internationales en fermentations (brasserie, œnologie, fromagerie) et diplôme actuellement des masters ingénieurs industriels, en majorité par le biais des 'passerelles'.

Troisièmes Evidences (2)

index2 f48x40Je placerai aussi sous une troisième évidence, l'influence déterminante des organisations professionnelles des ingénieurs belges dans le rehaussement continu des titres, sinon des grades.

Cher lecteur, des jeunes confrères me demandent parfois. Pourquoi cotiser à mon réseau alumni (association de diplômés qui labélise les ingénieurs depuis Napoléon 1er)- Qu'est-ce que cela me rapporte ?

En 1970, l'association des ingénieurs diplômés de Huy (AIHy), puis ceux d'Ath, se fédère dans la nouvelle "UNIT" qui deviendra l'actuelle Union francophone des Associations d'ingénieurs industriels de Belgique (UFIIB).
Nos 5 précédents présidents AIHy restent conscients du double handicap d'être une spécialité 'parallèle' aux grandes formations techniques et industrielles avec un déficit d'esprit de corps, celui que savent mieux cultiver nos 'grandes écoles' polytechniques du réseau libre (UGramme, AIECAM, AIIBr etc.). Nous nous imposerons rapidement chez nos pairs avec succès comme une minorité innovante et respectée.
L'avenir nous confirmera la nécessité vitale de rester accrocher au train des autres ingénieurs. En effet les législateurs nous ont 'oublié' au moins 2x dans les projets de loi de valorisation de nos diplômes.
Ainsi, la 'Commission enseignement supérieur et recherche' de l'UFIIB crée en 1983 se fixe un siècle pour obtenir un doctorat en sciences industrielles ou au moins des passerelles impartiales vers les facultés belges.

Aujourd'hui, il faut savoir qu'on doit essentiellement au Comité des Ingénieurs belges - Belgische Ingenieurscomite et particulièrement à son aile francophone très active, le CIF, le titre de 'Master en Sciences de l'ingénieur' (industriel en agronomie pour nous).

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C'est l'efficacité du rapprochement patent de l'UFIIB (Ing.) avec la FABI (Ir.) post-Bologne, qui a entrainé l'adhésion de tous les recteurs à notre volonté commune de valoriser le haut niveau des métiers et des formations des ingénieurs belges vis-à-vis des ingénieurs des autres pays européens ; notre priorité commune [5].

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Voilà pourquoi, l'acronyme supplémentaire 'MSc' attaché à nos titres respectifs d'ingénieur a été légalisé le 02/08/2006. Cette abréviation académique est effectivement identifiée dans le monde entier comme une assurance-qualité professionnelle.
Les administrateurs de l'AIHy étaient activement présents dès les premiers états généraux de l'UFIIB de 2000 et aux premiers rapprochements entre les hauts responsables des associations d'ingénieurs puis des fédérations FABI + UFIIB.
L'unité dans la perception de nos diversités s'est transposée en une solide solidarité ; seule issue à la confusion des aprioris.

Votre soutien et notre site internet commun "ingenieursbelges.be" méritent de se trouver comme favoris dans votre navigateur : cliquez sur le logo du CIBIC, ci-dessus...

cashAvez-vous participez à sa dernière enquête salaire de l'été 2017 ?...
Heureusement qu'il y a encore +47 500 de vos confrères qui l'ont fait...pour VOUS.
Nos recommandations salariales sont évaluées scientifiquement par une entreprise privée d'audit international et nous permet (grâce à la FABI) de présenter à l'ensemble du patronat des secteurs privés ET publics une base de salaire pour ENGAGER VALABLEMENT des ingénieurs.

_____________

[2] L'Ecole supérieure agricole est créé par l'UCL à Louvain en 1878. Elle était selon Noël LAGAST, Ing.VIK -2010, "soigneusement distinguée de l'université dont elle ne faisait nullement partie même si les professeurs font partie bien souvent des 2 Institutions". Il faut y voir une 'réaction catho' en réponse à celle 'athée' de Gembloux. Elle deviendra l'Institut Agronomique de Louvain en 1883, rattaché à l'UCL à partir de 1892 et in situ en juin 1939. 

[3] Arrêté Royal du 30/04/1849 signé par le Roi Léopold Ier et le Ministre de l'intérieur Charles ROGIER. 

[4] L'Ecole Supérieure des Textiles, EST, est créé en 1894 à Verviers pour former des ingénieurs textiles en 4 années de 6 jours /semaine qui venait de toute l'Europe, de la Russie tsariste à l'Afrique du Nord. Le niveau était tellement relevé qu'une passerelle d'un semestre à l'UCL délivrait le titre et le grade d'ingénieur civil textile jusqu'en 1959. De 1935 à 1977, il donna accès au titre et au grade d’« Ingénieur technicien des industries textiles » (ITSE) en 3 ans puis de 1977 à 2002, en 2 cycles de 2 ans au titre et au grade comme « ingénieur industriel ». Le dernier (?) Master en Science de l'ingénieur industriel textile (en éco-packaging) est diplômé en 1995. Suite à l'extinction de Verviers lors de son intégration au sein de la Haute-Ecole Charlemagne en 2003. La Haute Ecole Charlemagne ne fait plus mention du niveau ingénieur dès 2013. "ISIPACK" renait sous la direction de son maître d'œuvre l'Ing. J. BACART. Le cycle long et court étiquetés « emballage et conditionnement » puis « Eco-Packaging » dès 2011, émigre sur le campus liégeois du Sart-Tilman en 2011 et s'intègre dans une 'codiplomation' laborieuse avec l'ULiège.
Actuellement le cycle court, de Bachelier en éco-packaging, subsiste sur le campus du Sart-Tilman à Liège, catégorie 'technique' de la Haute Ecole Charlemagne.
Depuis 2003, les ingénieurs AIV peuvent intégrer le réseau AIHy après leur dissolution (en réaction à l’abandon de Verviers) et sont repris dans nos annuaires.

[5]  L'AIHy (un peu) et les présidents fédéraux de l'UFIIB, A. ERGO et G. ZIJLMANS (beaucoup) ont su apprivoiser les autres fédérations d'ingénieurs (Ir et les flamandes) pour s'unir durablement.  Les fédérations FABI + UFIIB ont d'autres objectifs prioritaires comme : contrer la pénurie en ingénieurs belges par le développement de l'attrait vers les sciences exactes à travers toutes les couches de l'enseignement, par la féminisation des études et des cadres supérieurs (presque réalisée) et par la motivation des Ecoles d'ingénieurs à affronter les audits et certifications internationales. Le CIBIC publie les recommandations salariales de base

Quatrième évidence

Toutes les nouvelles écoles agricoles d'initiative privée sont très rapidement reconnues et prises en charge par le secteur public.

Non pas celui que vous croyez !
En fait, le Ministère de l'agriculture durant près de 60 ans et pas celui de l'Education nationale et, encore moins des universités belges ; ces dernières formant au début du XIXe siècle des 'docteurs' et aucun 'ingénieurs' (intra-muros car l'UCL entretenait la confusion ; voir notre note n° 2).

A Izel sur Semois, les premières promotions de 4 puis 10 ingénieurs techniciens sortent dès 1951 jusqu'en 1979. Cette Ecole (ITCF) forme encore des techniciens (ex A2) forestiers réputés chez les sylviculteurs.

A Vilvorde l'Arrêté Royal du 30/04/1849 confirme la création de l'Ecole pratique d'horticulture' pour, dixit les textes légaux, « former de bons horticulteurs ayant une connaissance complète de tout ce qui concerne leur profession ». Un siècle plus tard le professeur Louis FUCHS y formait les premiers paysagistes (en 3 ans 'full time'). La première promotion d'ingénieur technicien horticole y sortira en 1957.

A Gembloux au XIXe siècle, l'Institut (libre) supérieur agricole, la première école agricole à Gembloux depuis 1860, devient dès la fin de seconde guerre mondiale un Institut Supérieur Agronomique puis une faculté agronomique indépendante en 1965, toujours mise à l'écart de l'Alma Mater universitaire.
Elle forme alors des "ingénieurs agronomes" de renommée internationale avec l'acronyme universitaire "Ir.'. Tous ces anciens ingénieurs seront automatiquement assimilés au nouveau grade et au titre universitaire en 1947.
Enfin rattachée à l'université de Liège en 2004, elle devient l'actuelle "Faculté Agro-Bio Tech" qui forme des "bioingénieurs" sur son campus historique de Gembloux, devenu un important agropole de R&D.

Au centre de Huy sur sa rive droite (rue de l'Apleit et parait-il 'trop près' d'une école de jeunes filles) la nouvelle section de formation agricole d'une Ecole Moyenne de l'Etat devient en 1886 officiellement notre 'Ecole régionale d'Agriculture'. Elle a bien failli émigrer à Tervuren un an plus tard ou être rattachée à l'Athénée de Huy. Les hutois tiennent bon grâce au lobbying des ex Société de l'Est de la Belgique et Société Royale Agricole et Horticole de l'arrondissement de Huy (1856).
Enfin en 1900, elle s'installe définitivement au milieu des vignes de la rive gauche de la Meuse (en plein sud) sur une aile de l'ancienne abbaye clunisienne de Saint Victor (Moniteur du 17/10/1890).
Vous découvrirez avec plaisir cette saga belgo-belge dans l'ouvrage historique de Ph. Wascotte publié par le Service d'Investissement, de Recherche et de Développement agronomique (SIRD®< AIHy + ISIa-HECh) en 2018.

Cinquième évidence

Ce qui découle de la précédente est que les Ecoles agri-agro belges ne doivent qu'à leurs notoriétés de leurs diplômés le respect et l'assurance-qualité du monde industriel puis lentement du monde universitaire ainsi qu'aux efforts conjugués de :

  • Une majorité d'enseignant(es) qui remonte la barre des excellences; celle qui décloisonne le quotidien.
  • Une association des directeurs des Instituts Supérieurs Industriels, l'ADISIF, qui s'appuie en concertation sur les diversités l'un sur l'autre de leur réseau en décideurs politiques.
  • La réussite du CIBIC, la plus haute instance belge représentant l'ensemble du corps des ingénieurs Elle pèse +75 000 affilié(e)s ingénieurs : civils, industriels, agronomes et bioingénieurs et, parle d'UNE SEULE voix aux décideurs, tant du monde politique (lois et décrets, investissements académiques, développer les sciences exactes) qu'aux fédérations patronales et industrielles (recommandations salariales, féminisation des cadres, lissage des salaires entre Ing. et Ir., etc).

Cet argument de 'notre notoriété' a été contesté près d'un siècle par les premiers ingénieurs civils ; dont les plus intégristes étaient ceux de la fédération flamande KVIV (lire notre note n° 10). Ils rappelèrent que les ingénieurs techniciens sont apparus un siècle après les ingénieurs civils de 1835 et donc qu'ils ont "été les seuls capables de réaliser l'industrialisation de la Belgique"...

Notre confrère André-Bernard ERGO [1] est aussi un authentique historien des sciences et s'est fait un plaisir de contre-argumenter ces allégations [2] pendant une vingtaine d'années.

PS.: Pour la vérité bibliographique des chercheurs, veuillez noter que la publication attribuée au confrère Noël LAGAST, administrateur à la Chambre des Ingénieurs flamandes (VIK), et parue sous le titre " Histoire succincte de l'enseignement supérieur en agronomie en Belgique francophone - 150 ans en 2010 " en page 30 du n° 28 de la Revue " L'Ing." de mars 2010 à Bruxelles, lui est attribuée par erreur typographique.
L'auteur en est bien André ERGO dont vous pouvez télécharger le texte original sur notre site Internet. Il nous l'a personnellement confirmé en novembre 2017 et n'a pas jugé indispensable de publier un erratum à l'époque.

Ajoutez-y l'authentique reconnaissance mondiale du monde scientifique agronomique pour les travaux, collections et publications des agronomes belges (agents coloniaux, ingénieurs techniciens et ingénieurs agronomes) qui incrémentent le respect des 'universitaires' les plus coincés comme le référentiel des banques de données (celles de l'Université de Harvard pour les collections coloniales du Musée de Tervuren, pe).
Les bases de données de la biodiversité et les phénoménales collections héritées de l'INEAC qui sommeillent encore dans les caves du musée royal de l'Afrique centrale à Tervuren (MRAC) sont, de nos jours, toujours attractives pour la recherche et citées en référence par la bibliothèque 'Arnold Arboretum' de l'université d'Harvard (qui a scanné pour Google un nombre appréciable de nos propres archives agronomiques).
Si plusieurs doctrines égalitaristes ont nivelé par le bas des pans entiers de notre enseignement scientifique, comme le témoignent les récents audits indépendants, les Ecoles belges d'ingénieur résistent très bien et veulent le faire savoir au monde, en adoptant le titre internationalement reconnu de 'Master en Science' qui est soutenu par toute la communauté des ingénieurs diplômés belges.
Grâce à leur relative autonomie financière et académique, elles résistent aussi à la tentation belgo-belge de faire un peu de tout avec des moyens insuffisants. Enfin depuis le décret paysage du ministre Cl. MARCOURT (2003), nous constatons que les meilleures synergies éducatives se concrétisent par plus de codiplômation au niveau des Masters professionnalisants et supplémentaires.

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[1] André-Bernard ERGO (promotion MSc.Ing.AIHy 1963 'TROP') est 'ingénieur européen' (1989-FEANI), président d'honneur de notre fédération UFIIB, ancien président de notre réseau alumni AIHy, biostatisticien (Pr P. DAGNELIE; FUSAGx), chercheur au CIDAT avec la 'notoriété scientifique' (1986) et reconnu par ses pairs et l'ambassade du Congo (RDC) comme un spécialiste de l'histoire agronomique du Congo belge.
Auteur d'une dizaine de publications et anc. Rédacteur INFO-AIHy.

[2]On peut lire dans les propos parlementaires du très éminent Professeur gembloutois Emile MARCHAL:
"La discussion qui s'est déroulée devant les Chambres d'un projet de loi sur la collation des grades académique [en 1929 ; ndlr.] a mis en relief, une fois de plus, la situation humiliante faite à l'enseignement de nos instituts agronomiques, dans le cadre de l'enseignement supérieur de ce pays.
On a pu entendre le rapporteur du projet, aujourd'hui professeur de Droit de
l'Université de Louvain, mais hier encore, professeur à l'Institut agronomique de l'Alma Mater catholique, rejeter impudemment les diplômés de l'enseignement agronomique supérieur au rang ... des ingénieurs fumistes.