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Femme & ingénieure !
Pourquoi pas ?

2 enquêtes des fédérations FABI® & UFIIB® (via le Cabinet d’Audit Berenschot®) + AGORIA®, ESSENSCIA®, CCW® et de l’entreprise RANDSTAD®, nous confortent l’idée que promouvoir la féminisation des études d’ingénieurs sera le moyen le plus rapide pour augmenter la dramatique pénurie d’ingénieur dans nos ISI (Instituts Supérieurs Industriels) et nos facultés universitaires (facultés des sciences exactes, polytechniques et de bioingéniérie).

cibic 180x76Leurs expertises communes se sont synthétisées ces 2 dernières années au sein du puissant CIBIC, , de loin la plus haute instance représentant TOUS les ingénieurs affilié(e)s en Belgique. Le CIBIC est national et d’autant plus efficace que toutes ses composantes parlent authentiquement d’une seule voix pour défendre l’intérêt supérieur de tous nos métiers d’ingénieur. On y arrive en développant la sympathique convivialité interpersonnelle ‘humaine’ entre les fortes personnalités des administrateurs de dizaines d’associations professionnelles et par la culture d’une conscience pragmatique du compromis ‘à la belge’ où, toujours, « l’union fera la force d’une culture du résultat ».
La féminisation des études ‘ingénieurs’ est notre première priorité et, nous mettrons les moyens pour y arriver !

ingenieurfemme 300L’évidence observée montrant que les hommes suivent des parcours similaires aux femmes pour accéder à nos études, notre second objectif se focalise sur la sensibilisation soutenue des adolescent(e)s à l’étude et à l’exercice des sciences.

Pour le CIBIC, la plus haute instance belge représentant l’ensemble des diplômés ingénieurs (Ir comme Ing.),  la motivation des jeunes aux magnifiques métiers d’ingénieur doit  absolument faire partie des composantes de l’éducation de tous nos adolescent(e)s dès le début de l’enseignement secondaire, voire primaire.
Toutes les associations représentatives d’ingénieurs et nos partenaires mettent actuellement la pression sur les ‘décideurs’ dans ce sens.

Les ingénieures sont capables de réaliser vos rêves et ceux de votre employeur : c'est leurs buts, leurs raisons d'être et cela vaut le plus sain des meilleurs trips quand vous le réaliser !
Et VOUS LE RÉALISEREZ ! Faites-en votre job ! Il suffit de le décider.
'Impossible' ne fait plus partie de votre vocabulaire. Essayez déjà cette dynamique, MAINTENANT !
L'espoir, l'échec, le désir, la volonté inébranlable, la réalisation optimale font parties de votre registre de vie. Eh bien, vous êtes déjà des nôtres.

Oui, chère lectrice, en tant que président d'organisation(s) d'ingénieurs, je te confirme que la maîtrise des sciences : c’est ...‘super fun’ !
Ce n’est que ‘du plaisir’ une fois passé le cap de l'apprentissage !
Si vous êtes bien entourée et soutenue par ceux qui vous aiment, les études sont conçues par d'autres vénérables ingénieurs pour vous permettre d'y arriver progressivement.

fem ing no f300

Ces préjugés
"Idoles de la paresse" (sic Simon de Bignicourt; 1755)

« Ingénieur, c'est un métier d'homme !  
Les ingénieures ne sont pas très féminines.
Si t'es forte en sciences en rhéto, tu vas en bio ou en chimie... 
Les femmes sont faites pour les matières littéraires ou sociales
Appréhension à commander des hommes sur chantier
Crainte de discrimination sexiste
Le
développement durable, l’humanité, la vie familiale & l’éducation de mes enfants, la solidarité et la réussite des affaires seraient incompatibles ».

FAUX, faux, archi faux !
C’est-à-dire, au niveau d’un résonnement d’ingénieur que, toutes ces ‘données-clichés’ n’étant PAS scientifiquement confirmées par une expertise objective du vécu de nos consœurs et confrères ; elles sont fausses et donc à rejeter totalement de votre esprit.L

Le bon réflexe : lisez et relisez ces clichés maintenant, à contre-sens. Faites-le !

Là, vous êtes dans le ‘vrai’!
Est-ce que vous ne vous sentez pas ‘mieux’ quand vous fonctionnez sur des ‘évidences’ et des certitudes non dogmatiques ?
Oui. Vous avez tout ce qu’il faut pour entamer des études d’ingénieurs.
Oui, même la bosse des math : cela s’apprend et se domestique sans douleur par l'entrainement.

Les intermédiaires intéressé(e)s …

En Belgique francophones, 2 grosses fédérations d’ingénieurs francophones, la FABI pour les " Ir" et l’UFIIB pour les "Ing.", avec nos partenaires officiels du FOREM et 4 grosses fédérations industrielles (technologiques) plus quelques entreprises parmi les plus grands employeurs d’ingénieurs mettent des moyens financiers et intellectuels pour promouvoir les métiers d’ingénieur et, à moyen terme, à stimuler l’attrait pour l’étude des sciences exactes parmi nos adolescent(e)s.

En France, une enquête (2011) du CNISF, le Conseil National des Ingénieurs et Scientifiques de France en collaboration avec le CEFI, Comité d’études sur les formations des ingénieurs, dénombre à peine 17,4% de femmes ingénieurs en mars 2010 (avec >80% de CDI), même si ces dernières 10 années la population d’étudiantes ingénieures a doublé dans les GH et facultés. Mais comme c’est deux fois moins élevé que l’ensemble des ingénieurs diplômés en France ; ces données traduisent donc une perte d’attractivité des jeunes femmes dans la filière ‘ingénieur’ (à partir de 2007).

Inquiétant, l’enquête révèle qu’une fois diplômées et exerçant leur métier, 6% l’abandonnent en cours de carrière sans être ‘en recherche active d’un emploi’, alors que 62% d’entre-elles ont actuellement moins de 40 ans.

En France plus de 90% des femmes ingénieures se retrouvent dans le secteur privé si on y ajoute les 7% issues des ‘Sociétés anonymes à capital public’. 2,8% d’ingénieures travaillent dans l’entreprise qu’elles ont créée ou reprise ; ce qui correspond à ±2800 ingénieures en 2011.

Les rémunérations ne font l’objet de cet article-ci, mais signalons que le CNISF relève encore un écart salarial discriminant de ±28% (vis-à-vis des hommes) malgré qu’elles restent dans l’ensemble plutôt bien payées et se disent épanouies dans des carrières variées !

PS. : Attention, la colonne de droite (d’une autre étude) donne des % relatifs au nombre total des ingénieures recensées dans la même spécialité.

Répartition des femmes selon la spécialité
Data : CNISF ; Femmes Ingénieurs ; 2010©

CNISF en 2008

Agronomie, sciences de la vie, agro-alimentaire

23 %

42 %

Technologies de l’information et de la com (TIC)

15 %

12 %

Généraliste ou avec spécialités multiples

15 %

29 %

Chimie, génie chimique et des procédés

13 %

32 %

Physique, matériaux, fluides

09 %

21 %

Mécanique, productique et production

08 %

09 %

Génie civil, BTP, mines, géologie

06 %

12 %

Électronique, automatique, électricité

04 %

?

Autres

08 %

29 %

Total

100 %

 

Effectif correspondant (03/2009)

117 400

?

Pour la Belgique francophone, les données brutes actualisées par Ing. Alain Marlière de l’UFIIB, la Fédération francophone des Associations d’Ingénieurs industriels belges, présentent l’avantage de nous donner une vision de la féminisation des métiers d’ingénieurs (industriels) étalée sur + 40 ans, de 1972 à 2013.

On recense aujourd’hui 2252 ingénieures diplômées sur 27440 "Ing." soit à peine globalement 8% de femmes pour ces quarante dernières années.

Nos amis bioingénieurs et ingénieurs civils observent les mêmes tendances (±15% ; data FABI).
Notre tableau ci-dessous vous donne l’évolution dans le temps de la féminisation selon les corps « Ing. ».

Pour le lecteur non-averti, sachez que tous les ingénieurs européens et anglo-saxons s’associent par « Ecole » et non par spécialité ou Université, depuis 4 siècles; en fait, depuis la création des Académies et des Grandes Ecoles civiles par Napoléon Bonaparte.

i32 femingtrends 450Ce n’est pas une surprise, les "sciences de la vie" attirent mieux la gente féminine soit globalement un quart des femmes ingénieures industriels. Chiffres qu’on retrouve tant en France qu’en Belgique.

Globalement la population féminine est à la traîne dans la catégorie polytechnique sauf, pour l’Institut Maurice-Chimie (H.E. Lucia de Brouckère) qui –l’exception ne faisant pas la règle- atteint la parité Homme-Femme sur les promotions 1998, 2002, 2011 et 2012 mais, curieusement aucune diplômée en 1976 et78.

Depuis 1972, la moyenne de diplômées tourne autour des 10% dans nos Instituts Supérieurs industriels francophones hors catégorie agronomique.

Comme vous le suggère le graphique sparkline ci-contre sur 41 ans, la croissance de la féminisation décolle peu et à peine ces dix dernières années.

Le passage au niveau du Master européen en 5 années d’étude n’a pas eu de corrélation d’effet entrainant sur la féminisation ou non des diplômes Ing.

Les prochaines années devraient nous démontrer l’impact des récentes campagnes de promotions ciblées à la fois sur la féminisation des métiers d’ingénieurs et sur l’attractivité des études vers les sciences exactes.

Clin d'oeil au niveau de notre propre réseau AIHy.

i32 femingisi 480x288

Au niveau de la catégorie ‘agronomique’ des ISIa nos calculs révèlent que la féminisation a encore pour nous "de la marge de manœuvre" et certainement un potentiel appréciable de retour sur investissement pour toutes les campagnes promotionnelles bien ciblées ; ce qui n’est pas passé inaperçu de nos partenaires du CIBIC et des grands pourvoyeurs d’emplois "ingénieurs" en Belgique.

Mais, attention ! La catégorie agronomique des 2 ISI pèse quand même un bon quart (27%) du total des femmes diplômées ingénieurs industriels pour la partie francophone de Belgique. Et si on y ajoute les ingénieures ARDIM spécialisées en biotechnologie, en IAA et en brasserie, on atteint 39,4 % soit 887/2252 femmes ‘Ing.’ pour ces 41ème dernières années.

Je relève de 1972 à 2013, 18% d’ingénieures AIHy pour 25% AIAth intra-ISI soit 2,19% du total des ingénieurs industriels diplômés pendant cette période.

C’est notre ISIa de Huy-Gembloux qui a le score le plus élevé d’ingénieures (1,32%) suivi par les Ing.ARDIM (1,04%, la seule ISI ‘technique’, dite ‘Meurice-Chimie’, avec 35% de femmes).

Si en France comme en Belgique les femmes choisissent prioritairement les ‘sciences de la vie’ parmi les études d’ingénieurs, signalons l’exception, à notre connaissance, avec la première année du Baccalauréat bioingénieur chez A-B T Gx (ULG) où les étudiants mâles sont largement minoritaires.

Cette faculté annonçait lors de sa réunion annuelle de novembre à Gembloux qu’il manque chez nous entre 2000 et 3000 ingénieurs et que les femmes ont toutes leur chance de trouver un emploi.

Et la Féminisation des ingénieurs AIHy.... Il y a +20 ans ?

Cher visiteur de cette info ; notez que le réseau AIHy s'intéresse depuis très longtemps, oui – oui, à la problématique de la féminisation des ingénieurs.
La preuve ; j'ai retrouvé dans l'INFO-AIHy n°90 de juin 2000, les statistiques du confrère André ERGO, alors Président de la fédération UFIIB, qui analyse ce phénomène. Extrait ci-dessous, pour votre information.

Les femmes ingénieurs dans l'Association des diplômés (réseau AIHy)
Actuellement [en 2000, en 2014 il n'y en a plus à notre grand désespoir] trois femmes ingénieurs font partie du Conseil d'administration de l'AIHy qui représente les quelque deux mille ingénieurs diplômés de l'enseignement supérieur agricole hors université de la Communauté Française de Belgique. Depuis la création officielle de l'Association en 1963, il y a toujours eu une consœur dans le Conseil d'Administration.
Les diplômées cotisent dans la même proportion que les diplômés, cependant on perd plus facilement leurs traces car elles prennent souvent le nom de leur époux.
Aucune consœur n'a introduit un dossier pour l'obtention du titre d'ingénieur européen [idem en 2014].
Les femmes ingénieurs dans la profession.
L'analyse de la répartition des diplômées par secteur professionnel d'activité, en 1995, est résumée dans le tableau suivant:

Secteurs professionnels d'activité (an 1995-INFO-AIHy n°90)

% H+F/H+F

% H/H

% F/F

1. Enseignement public et privé (hors recherche)

14.8

15.48

10.6*

2. Institut et centre de recherche (public et privé)

9.9

9.09

14.9*

3. Autres   du secteur public

9.7

9.55

10.6

4. Association professionnelle, technique, scientifique,
de coopération (+ O.N.G.)

8.4

9.08

4.2*

5. Entreprises, exploitation agricole et horticole

12.4

11.30

19.1*

6. Industrie pétrochimique et énergétique

2.1

2.1

--

7. Industrie chimique minérale (+ engrais, verre)

6.3

6.64

4.2

8. Industrie d'alimentation, de fermentation

13.7

13.85

12.8

9. Industrie (phyto)pharmaceutique (hors R&D)

6.7

6.75

6.4

10. Laboratoire médical et d'expertise

7.0

6.37

10.9*

11. Entreprise de service et de distribution

8.9

9.02

6.4

Ingénieurs AIHy recensés en activité (en 1995)

1704

   

Comparaison des pourcentages de diplômés et de diplômées par rapport à leurs totaux respectifs dans différents secteurs professionnels d'activité (data AIHy : année 1995)

Cinq secteurs professionnels présentent des différences manifestement significatives entre les pourcentages de diplômés et de diplômées compte tenu de l'effectif de celles-ci. Ces dernières sont nettement plus appréciées dans la recherche et dans les laboratoires médicaux ou d'expertise ainsi que dans les exploitations agricoles et horticoles. L'enseignement et les associations professionnelle, technique et scientifique leur préfèrent des confrères masculins.
Conclusions [il y seulement 20 ans !]:
Après un demi-siècle d'enseignement de ce type, on peut dire que les diplômées représentent environ 20 % des promotions et que 57% des diplômes des femmes ingénieurs sont distribués dans les finalités IAA et HORT. ../..

______________________________________________________________________

Distribution chronologique au niveau de la CATEGORIE AGRONOMIQUE des Instituts Supérieurs Industriels de Belgique.

Pour rappel il y en 2014, 2 I.S.I. agronomiques établies sur 3 campus en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Observez ci-dessous, la surface foncée ; elle exprime la quantité cumulée annuelle de femmes ingénieures industriels en agronomie, diplômées des campus de Huy, Gembloux et d’Ath (de 1972 à 2013).

i32 femmesingagr 600x436

Une pénurie d'ingénieurs en francophonie européenne.

Il ne manque pas chez nous, en Belgique, un centaine d'ingénieur mais, entre 2000 et 3000 (en 2014) !
Sachant qu'il sort moins de 500 ingénieurs industriels et tout autant d'ingénieurs civils ou bioingénieurs par année de promotion, notre réseau d'enseignement n'est pas adapté à l'offre et va pousser les employeurs à en 'importer'.  

Les employeurs n’embauchent pas que des infirmières roumaines en Belgique mais aussi des ingénieurs du Portugal et d’Espagne. Et comme par hasard, plusieurs Ecoles d’ingénieurs d’Inde développent activement des cursus tout à fait équivalent aux normes d’excellence européenne…

Le CIBIC signale que la pénurie d’ingénieur(e)s porte préjudice au bon fonctionnement d’importants secteurs car les jeunes ingénieurs sont impliqué(e)s dans des enjeux fondamentaux comme l’industrie, les nouvelles technologies, l’agriculture, l’environnement, la mobilité, la santé, ou encore le génie civil.

ib f129x300Pour accroître le nombre d’ingénieur(e)s, depuis 3 ans, une plateforme "IB" composée du CIBIC, de 3 Fédérations technologiques (AGORIA®, ESSENSCIA®, CCW®) et des gros employeurs d’ingénieurs s'est constituée de fait pour stimuler le maximum de vocations vers les métier d'ingénieur auprès des jeunes étudiants. Une valorisation qui passe notamment par la confrontation avec la réalité professionnelle via des visites d’entreprises par exemple. La sensibilisation des jeunes à la profession d’ingénieur devrait davantage faire partie des composantes de l’éducation de tous les adolescent(e)s, selon la plateforme IB.
Notre réseau AIHy y est fermement associé via notre fédération UFIIB qui y travaille la main dans la mains avec nos amis de la FABI.

Si vous cliquez sur le logo "IB" ci-dessus, vous pouvez visionner des vidéos et interviews d’ingénieur(e)s au cœur de leur travail.

Soyez convaincu(e) qu'en termes d’emplois, de satisfaction au travail et de salaire, tous les chiffres recensés sont encourageants.
Avec plus de 70% des diplômés ingénieurs civils et des ingénieurs industriels qui décrochent un CDI plus rapidement que pour les autres diplômes, nous estimons à ±5 % les ingénieurs diplômés qui restent ‘à la recherche d’un emploi’ (données recoupées à différentes sources dont services emploi et associations d’Ecoles).

Ing. Pierre DOHMEN, MSc.AIHy (2013, reprint 2017)