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L'étonnante énergie & conscience des plantes

Effect Backster & Gnosophysiologie végétale

ERGO André-Bernard, EURING MSc.Ing.AIHy et DOHMEN Pierre, MSc.Ing.AIHy.
Reprint commenté du périodique professionnel INFO-AIHy N°119 & 120 (2008/09) + addenda de mise-à-jour envoyés par la rédaction du Service d’Investissement de Recherche et de Développement agronomique du réseau alumni AIHy, Huy, 2014 à 2020.
© asbl-AIHY. COPIE autorisée pour votre usage privé, scolaire ou didactique AVEC les références bibliographiques SVP. Lic. CC-BY-NC-SA.

Ndlr. Pour information sur les auteurs : A-B. ERGO est un ingénieur-européen (titre FEANI), ingénieur industriel en agronomie de l’ISIa-HECh de Huy avec la ‘notoriété scientifique®’ (1986), président ho. de la fédération UFIIB, agrée (RDC) comme historien des sciences (agronomie du Congo belge), anc. chercheur et biostatisticien au Centre d’Informatique appliquée au Développement et à l’Agriculture Tropicale (CIDAT) de Tervuren et 6e président du réseau alumni AIHy (1988-1991).
P. DOHMEN actuellement chroniqueur scientifique avec un MSc.Ing. de la même Ecole (1975, 1985) est le président de son réseau alumni AIHy, le fondateur du SIRD et le coordinateur de son Observatoire des Emplois (2001) avec plus d’une centaine de publications dans des revues et périodiques à eux deux.

Introduction & préhistoire de l'intelligence végétale

Le monde végétal s'est développé des millions d'années bien à côté de l'évolution cytologique du monde animal et de l’humain. Tous les êtres vivants se développent dans des milieux constitués de contraintes environnementales physiques et chimiques mesurables qu’on appelle des écotopes.
Du ce point de vue avec les écotopes, il y a trois sortes d’êtres vivants : les plantes, qui sont généralement fixes à un endroit et qui subissent la totalité des contraintes; les animaux qui peuvent se mouvoir, changer d’écotope et échapper à certaines contraintes; et enfin l’homme, qui a les facultés de l’animal mais en outre, qui peut modifier, éliminer ou adapter les contraintes de son environnement.
Pensons par exemple aux feux de brousse : les plantes les subissent totalement, les animaux tentent d’instinct de se réfugier derrière une barrière protectrice (une rivière) et l’homme, s’il le décide, les combat et les arrête.

art44 darwinoeuvreLe précepteur d’Alexandre le Grand le vieux ARISTOTE écrivait dans 'De Anima' que les plantes sont à la limite du monde minéral et vivant. Mais il pensait quand même qu’elles avaient une âme.
Quelques textes védiques magnifiaient aussi cette existence que les esprits cartésiens des XIXe et XXe (20) siècle rejetaient ou dénigraient.
Jusqu’au célèbre explorateur et naturaliste anglais Charles R. DARWIN (1809-1882), on considère les plantes comme des êtres vivants oui, mais qui n’ont aucune sensibilité : donc dénué de la moindre émotion ni de mémoire.
Ils ne peuvent pas communiquer et encore moins prendre initiative ou décision. Le fondateur de la théorie de la sélection naturelle suggère pourtant dans son œuvre ‘The Power of Movement in Plants’ (1898) que le système radiculaire des plantes abrite une sorte d’intelligence ; idée très révolutionnaire et dérangeante pour cette époque.

Cher lecteur(trice), il est grand temps d'oublier cet apriori et cette expression péjorative "d’esprit végétatif" qui ne convient pas du tout au monde végétal.

Actuellement, on a beaucoup à apprendre et à découvrir chez les plantes qui sont très loin d’être des 'choses inertes' ; comme vous le découvrirez dans cet article (référencé) de vulgarisation scientifique.
Lisez à fond cet article, vous découvrirez qu'on en sait maintenant beaucoup plus sur la gnosophysiologie végétale : la mémoire & conscience de soi des plantes.
Le ‘style de vie sessile’ comme l'appellent les biologistes des plantes, nécessite une compréhension approfondie et nuancée de son environnement immédiat.

En effet la plante doit trouver tout ce dont elle a besoin, et doit se défendre, tout en restant fixe.
Un appareil sensoriel hautement développé est nécessaire pour localiser les aliments et identifier les menaces », écrit Michael POLLAN (2013).
Et pourtant le paradigme d’autisme sensoriel des plantes ne résiste pas aux expérimentations physiologiques parfaitement scientifiques (reproductibles et mesurables) de ce qu’on appelle, à défaut de mieux, d’effet Backster : une forme psychotronique de la biocommunication?

Mais depuis les années quatre-vingt, on démontre scientifiquement que le monde végétal (oui, aussi toutes vos plantes d'appartement) possèdent effectivement un comportement intelligent c'est à dire avec une capacité répétitive d'interférer entre elles et leur environnement immédiat, d’avoir maîtriser une communication efficace (inter végétale et avec les insectes), de faire preuve de lucidité, d'anticipation, de sociabilité, de proprioperception supérieure, de mémorisation, de coopération et d'entraide (porter assistance radiculaire à un voisin, hauteur uniforme des blés pour capter le maximum de lumière, pe.). On ne parle plus ici de 'simples' réflexes innés ou d'apprentissage pavlovien.

ideeampoule 16Alors SVP commencez à avoir un peu plus de considération et de respect pour ce monde végétal qui vit tout à côté de vous!
Vous saurez ici pourquoi les marguerites de votre pelouse s'adaptent à la hauteur de coupe de votre tondeuse à gazon, pour... continuer à fleurir.

L'effet BACKSTER

En 1966 à New York, dans les bureaux de la police, Cleve BACKSTER un consultant spécialiste du détecteur de mensonge (ces polygraphes mesurent la résistance galvanique[1] de la peau dont les variations témoignent de nos émotions), décide par curiosité, de placer les électrodes de son détecteur sur la feuille d’un Dracaena[3] qui trônait sur son bureau puis, d’arroser cette banale plante d’appartement.

En bon observateur professionnel, il s’attendait à ce que le galvanomètre indique une résistance plus faible au courant électrique lorsque l’humidité parviendrait à monter des racines vers la feuille où étaient placé ses électrodes. Mais c’est juste l’inverse qui se passe…
Voyez plutôt ci-dessous sur le graphique de l’expérimentation faite à l’université de Yale-USA le 02/02/1966.
L’effet Backster n’est pas plus ‘surnaturel’ que ne l’était un ‘arc en ciel’ pour nos ancêtres de la préhistoire.

art43backster graph

Curieux, il se demande alors ce qui se passerait s’il décidait de brûler la feuille entre les électrodes ?
Et il a la surprise de sa vie; au moment où il prend cette décision et avant même de prendre et d’allumer le briquet, l’aiguille enregistreuse bondit et indique une conductivité superficielle accrue. Il n’y a eu aucun mot, aucun geste, aucun contact avec l’appareil, pas d’autre personne dans la pièce; la seule chose qui ait pu stimuler la plante, est l’image mentale de la décision qu’il avait prise.
L’expérience est répétée et confirmée (chez lui) dans des tas d’autres situations ; comme celle où il révèle qu’une autre plante réagit à la présence d’un humain qui a préalablement écrasé volontairement (manifestation de violence intraspécifique) une de ses congénères.

Cette découverte « par hasard », fut à la base de toute une série d’autres nombreuses expériences [ndlr. on ne peut pas toutes les décrire] dont une particulière montra que les plantes ont de la mémoire sélective.
Par exemple celle où 6 individus, les yeux bandés, tiraient un papier plié dans un récipient.
Sur un des papiers, l’ordre était donné de détruire une des deux plantes présentes dans la pièce.
Aucun des individus, ni Backster ne connaissaient le coupable, seule l’autre plante était le témoin de ce qui s’était passé.
Lorsque les individus passaient devant la seconde plante munie d’électrodes, l’aiguille du galvanomètre s’affolait au passage du coupable.
Le professeur florentin et écologiste Stefano MANCUSO et l’allemand Frantisek BALUSKA sont considérés comme les fondateurs de la dite ‘neurobiologie végétale’ (terminologie encore controversée). Dans le livre "L’Intelligence des Plantes"(MANCUSO, 2018), il écrit que : chaque plante est en mesure de survivre à des prédations massives et se montre en définitive tout à fait distincte des animaux que nous sommes [ndlr. car avec moins de possibilité de s’auto-régénérer] un être divisible, doté de nombreux ‘centres de commandements’ et d’une structure en réseau qui se rapproche beaucoup de celle d’Internet.

Ce mystère soulève donc bien des questions existentielles aux agronomes: la notion de « soi » du monde végétal, la souffrance non-neurologique, voire une forme de « conscience » réactionnelle aux stress anxiogènes de l’environnement immédiat où, alors on a tout faux au départ des mises en œuvre de ces modus expérimentaux…
Mais aussi si ce phénomène mieux maîtrisé pourrait –s’il se confirme par d’autres mesures de la réactivité- nous permettre de mieux gérer l’environnement du monde végétal, de nos forêts primaires séculaire (l’Amazonie pe) à nos cultures.
Ne pourrait-on pas, par exemple, trouver là une possibilité de construire des détecteurs de feux de forêt beaucoup plus précis car ‘branchés’ sur des arbres témoins géolocalisés ?

Science de l'intention ou perception extra-sensorielle ?

Charles DARWIN est le premier à avoir publié l’idée que les plantes ont une sorte de centre de comportement en sous-sol au niveau de leur réseau radiculaire (les racines).
Hypothèse reprise et développée par Paco Calvo GARZON et Fred KREIJER en 2011 et par la prolixe conférencière éco-biologiste australienne la Pr Monica GAGLIANO (depuis 2015).
Parmi les nombreuses expériences réalisées, une expérience particulière laisse supposer que les plantes et plus spécialement les cellules vivantes sont douées d’une faculté de perception extra-sensorielle, nouvelle découverte intéressante qui mérite quelques éclaircissements.
Pour éliminer tout facteur humain ou subjectif, BACKSTER monte une autre expérience dans laquelle, dans une pièce close, des crevettes vivantes sont placées sur un plateau basculant, et en bougeant, elles sont précipitées dans de l’eau bouillante.
Dans une chambre voisine, close également, une plante branchée sur galvanomètre émet un tracé soudainement turbulent au moment de la mort des crevettes.

On ne connaît pas ce mode de communication (non-électrochimique) entre les cellules vivantes, mais on a la certitude que ce n’est pas par l’intermédiaire de rayonnements connus ou d’ondes électromagnétiques.

Cette communication entre cellules a été également démontrée à l’Institut de Médecine Clinique et Expérimentale à Novossibirks en Sibérie où deux cultures de cellules humaines placées chacune dans des boites de quartz totalement hermétiques montraient des symptômes identiques après l’inoculation d’une seule par un virus.

Dans d’autres expériences, la même réaction fut observée lors de la mort de bactéries (ADLER, 1974), de levures, de cellules sanguines ou de spermatozoïdes.
Des chercheurs russes reprenant ce type d’expérience ont démontré que ces « communications » ne se font pas par des ondes électromagnétiques car elles ne sont pas interrompues par une cage de Faraday ou par une paroi de plomb.
Le Dr. Hashimoto directeur du centre de recherches électroniques de la Firme Fuji Électronique Industries®, pense que tout cela se passe dans une quatrième dimension non matérielle dominée par l’esprit...

En fait, nous ne connaissons pas encore (2020) ni la matrice ni la nature de cette dynamique d'énergie extra-sensorielle capable d’influencer de la matière (réceptive) même à distance.
engrenage 32Est-elle de même nature que l’énergie de la pensée humaine, de l'esprit et de la télépathie ?
Relève-t-elle de la physique quantique ou d'une autre dimension encore inconnue ?
Nous savons ce qu’elle n’est pas mais rien, de ce qu’elle est et donc, on ne peut expérimentalement ni la mesurer, ni l’étalonner.
Mais, elle existe effectivement dans notre monde du vivant !

Depuis R. KARBAN (2008), la recherche agronomique mondiale confirme les observations de communications du monde végétal (ERGO AB,2008).
Avec P. WOHLLEBEN, agronome forestier allemand, on se pose la question d'une sorte de 'conscience mutualisée de soi', démontrée déjà au niveau d'une forêt primaire quand elle peut réagir collectivement, comme d’autres récentes études le démontrent déjà au niveau animal chez les ruches et les termitières.

En conclusion :
oui, les plantes (dont les arbres) communiquent entre-elles par un langage physico-chimique complexe, réactif et ‘conscient’ par au moins 2 techniques : par la voie aérienne (via leurs stomates) jusqu’à l’extérieur de leur zone de confort (poche de gaz de CO2 ou d’éthylène, pe) avec des composés organiques volatils (VOC) et, par la voie souterraine via leur énorme réseau radiculaire.

L’ingénieur forestier Peter WOHLLEBEN (2015) a largement vulgarisé cette interconnexion communicative qu’il assimile à un "réseau Internet végétal" (surtout entre espèces communes et les plus anciennes dans leur milieu naturel primaire).
La conséquence de toutes ces observations fut que de nombreux chercheurs se penchèrent davantage sur les effets d’excitants extérieurs sur les plantes.

Mais c’est aussi une déviance de l’esprit humain de s’esquiver dans le surnaturel quand il ne trouve pas une explication cartésienne. Ainsi, que devait penser l’homme de Neandertal à la vue d’un arc en ciel inatteignable, avant qu’un enfant de l’enseignement secondaire puisse interpréter ce phénomène élémentaire de physique optique !
Mais cela crée un autre questionnement ! 
Où se trouvent alors chez les plantes les organes sensoriels et les centres de réponse émotionnels ? Les scientifiques n'ont encore rien trouver à ce niveau en regard des connaissances du biotope animal. 

Les plantes ont-elle de la mémoire ?

Oui les plantes ont une capacité d'APPRENTISSAGE et donc de MÉMOIRE qui dépasse largement le système des réflexes pavloviens.
Les plantes sont toujours sur Terre après des millénaires de variations climatiques et de prédateurs de toutes sortes. Dénuées de la mobilité de s’enfuir, les plantes s’adaptent à leur environnement en réaction à des stimulations sensorielles à leur rythme (voir leurs 5 sens ci-essous) en mémorisant et en adaptant une réponse physiologique appropriée à un stress extérieur (expérience de M. GAGLIANO sur le Mimosa pudica, 2014).
Depuis que les agronomes et biologistes (Wouter VAN HOVEN, 1984), comme Jack SCHULTZ et Ian T. BALWIN (Science 221, 1983) pour l’érable, ont observé dès 1980 dans les forêts naturelles d’Acacias et d'Eucalyptus la lente mais efficace réaction systémique en chaîne de cette forêt à augmenter l'indigestion de ses succulentes feuilles gorgées d'huiles essentielles mais avec des toxines réactives de plus en plus indigestes (sauf pour le koala qui s'y est adapté).

Les plantes ont-elle un cerveau ?

Scientifiquement, on ne sait pas si les plantes ont un système de type neuronal et donc 'pensent', comme on ne peut pas prouver tout autant son contraire.
Nous savons maintenant que les arbres centenaires des parcs ont eu le temps d’établir un réseau (surtout radiculaire) efficace qui les aident à inter-réagir aux prédateurs, à s’entraider en partageant des nutriments, à reconnaître et à protéger leur descendance et à avoir une conscience de soi de leur état végétatif et environnemental commun (si on leur en laisse le temps)…
attention1Attention !
Loin des clichés simplistes à sensation, on ne peut pas soutenir scientifiquement (Pr Edward FARMER, 2014-6) que le monde végétal possède "un cerveau" ou tout système nerveux neuronal, même s’il possède bien une forme de ‘mémoire & apprentissage’ (Monica GAGLIANO, 2014) et des gènes de type GLR (Glutamate Receptor-Like)

Les plantes ont-elles plusieurs SENS (comme les animaux)?

Le toucher par exemple. Toute plante est irritée et réagit quand on la touche mais la réaction n’est instantanée (les sensitives) que chez quelques centaines d’espèces; elle est nettement plus lente et non visible chez les autres. Ce qui est important de savoir c’est que le premier niveau de réponse consiste en une onde électrique le long de la membrane cellulaire, un flux entrant et sortant d’ions à l’instar des neurones humains.

La vue à travers des pigments récepteurs qui leur permettent de pousser vers la lumière et les cryptochromes qui les aident à déterminer l’orientation et l’intensité de celle-ci.
Ce phototropisme du monde végétal est le plus documenté (depuis Ch. DARWIN et ses expériences sur la graminée Phalarasis canariensis L. (1930-1940). On en a même découvert l’hormone spécifique avec l'auxine qui régule l'axe de croissance vers la lumière.

L’odorat également. Les plantes respirent de façon différenciées le jour et la nuit mais leurs stomates ne servent pas qu’à cette fonction existentielle.
Les plantes peuvent communiquer entre elles par un langage odorant (VOC ou composés organiques volatils) dont le composant foliaire principal est l’éthylène.
On a remarqué cela sur le saule qui, lorsqu’il est attaqué par certaines chenilles défoliantes, émet un gaz qui informe les saules voisins de l’attaque pour que ceux-ci induisent immédiatement des modifications chimiques dans leurs feuilles de façon à se protéger. Un phénomène de ce type a été observé sur Acacia en Afrique du Sud, lorsque les girafes s’attaquent au feuillage. Presque instantanément, le taux en tanin des feuilles des acacias voisins augmente et celles-ci ne sont plus appétées par les girafes.

art44 stomate

L’ouïe.
Les Dr. SINGH et Dorothy RETALLACK remarquent expérimentalement l’attrait de la musique classique pour les plantes (sur le Desmodium gyrans pe) et le rejet du Rock par celles-ci (ndlr. Sorry pour les fans de Johnny Halliday).
On a déjà évoqué les effets de la musique sur les plantes, mais d’autres études montrent que certains sons légèrement plus élevés que la voie humaine accélèrent la croissance des pois nains et la germination des graines de radis ou la multiplication des cellules de levure.
Avec des effets musicaux similaires à ceux de la lumière sur les cellules végétales, des applications industrielles ont déjà été mises en pratique, notamment par les Japonais. Ces derniers ont déposé un brevet en 1991 pour un type de musique améliorant la fermentation des levures employées pour la fabrication de sauce-soja (Shôyu). Ndlr.
Ci-dessous un diagramme de ‘phonotropisme’ publié par la Pr Monika GAGLIANO en 2012 (Trends in plants science) montre la réactivité acoustique des racines de riz (ndlr. au point rouge) ou son apprentissage associatif. Des radicelles peuvent aussi générer des émissions sonores structurées ; ce que confirme d’autres publications comme CHOWDHURY (2014), MISHRA (2016) et A. BHANDAWAT (2020) par exemple ici sous forme de clics forts (± 2 cm/sec) et fréquents, qui sont mesurables dans un milieu fluide.Attention ! Les levures ne sont pas des végétaux (notamment par leurs parois cellulaires et leur mode de respiration) mais ils en sont les plus proches.

art96 plantbioacoustic

Ndlr-AIHy : les observations scientifiques actuelles suggèrent bien que les plantes perçoivent des sons et en produisent de façon adaptative ; ce qui peut générer des modifications comportementales qui pourraient être mises à profit pour conditionner des cultures au stress et améliorer leur rendement.
Mais ces mécanismes physiologiques restent encore à identifier et à comprendre.

Le goût. 
En goûtant à leur agresseur, les plantes peuvent organiser leur défense, soit en nécrosant les cellules directement au contact de l’agresseur, soit comme le palmier à huile en opposant une barrière étanche (des gommes) quand il détecte un agresseur (le Fusarium oxysporum) dans ses racines.[1]
Des systèmes plus sophistiqués sont parfois mis en œuvre; ainsi les choux lorsqu’ils sont attaqués par certaines chenilles, émettent des signaux SOS sous forme de substances volatiles (VOC) informant les prédateurs de ces chenilles de la présence de celles-ci.
Actuellement l'étude de ces substances volatiles présentent un très grand intérêt dans la lutte biologique préventive phytosanitaire.

En application de l’effet Backster ou Bakster, un ingénieur en électronique américain, Pierre Paul SAUVIN, a réussi à faire avancer sur ses rails un petit train électrique en fonction de ses pensées et de ses émotions. Il s’administrait un choc électrique entraînant la réaction d’une plante qui, branchée sur un appareil, faisait marcher un commutateur inversant la marche du train. Ceci pour l’anecdote.
En fait, les animaux et les plantes ont manifestement évolué selon deux modes proches l’un de l’autre mais distincts.

Il reste encore beaucoup de choses à découvrir chez les plantes.
Et vous qu’en pensez-vous ?

Bibliographie

  • POLLAN Michael. 2013. L’usine intelligente. The New Yorker. 23/12/2013.
  • BALDWIN Ian T., et Jack C. Schultz. 1983. « Rapid Changes in Tree Leaf Chemistry Induced by Damage: Evidence for Communication Between Plants ». Science 221 (4607) : 277‐79. https://doi.org/10.1126/science.221.4607.277.
  • BHANDAWAT Abhishek et al. 2020. Sound as a stimulus in associative learning for heat stress in Arabidopsis. Communicative & Integrative Biology. 13. 1-5. 10.1080/19420889.2020.1713426. DOI: 10.1080 / 19420889.2020.1713426
  • ERGO A-B. 2008.  La Fusariose vasculaire de l'Elaeis guineensis. 1979, Ed. CIDAT. Musée Royal de l’Afrique Centrale ; Bruxelles
  • FARMER Edward E. 2014. Leaf Defence. Oxford ; New York : Oxford University Press. Fowler, Simon V., et John H. Lawton. 1985. « Rapidly Induced Defenses and Talking Trees: The Devil’s Advocate Position ». The American Naturalist 126 (2) : 181‐95. https://doi.org/10.1086/284408.
  • GAGLIANO M, et al. 2012. "Towards understanding plant bioacoustics". Trends in plants science". Ed. Elsevier. Vol. 954, p. 1-3
  • GAGLIANO M, et al. 2014. “L'expérience enseigne aux plantes à apprendre plus vite et à oublier plus lentement dans environnements où cela compte”. Oecologia 175: 63-72. (DOI 10.1007 / s00442-013-2873-7)
  • GAGLIANO M & M Marder. 2019. Ce qu'une plante apprend. Le curieux cas de Mimosa pudica. Blog Botany ONE. Publié en août 2019 et disponible gratuitement ici  https://www.botany.one/2019/08/08what-a-plant-learns-the-curious-case-of-mimosa-pudica/ 
  • GARZON Paco et KREIJZER Fred. 2011. "Plantes: Comportement adaptatif, cerveau-racine et cognition minimale" . Comportement adaptatif . 19 (3): 155-171. doi : 10.1177 / 1059712311409446.
  • KARBAN Richard. 2008. « Plant Behaviour and Communication ». Ecology Letters 11 (7) : 727‐39. https://doi.org/10.1111/j.1461-0248.2008.01183.x.
  • KARBAN Richard, et Ian T. Baldwin. 1997. Induced responses to herbivory. Interspecific interactions. Chicago : University of Chicago Press.
  • KARBAN Richard, Louie H. Yang, et Kyle F. Edwards. 2014. « Volatile Communication between Plants That Affects Herbivory: A Meta-Analysis ». Ecology Letters 17 (1) : 44‐52. https://doi.org/10.1111/ele.12205.
  • MANCUSO Stefano et VIOLA Alessandra.2018. “L’Intelligence des Plantes". Ed. Albin Michel, pages 13-14. ISBN : 2226402446
  • VAN HOVEN Wouter. 1984a. « Trees’ secret warning system against browsers ». Custos 13 (5) : 11‐16.
  • VAN HOVEN Wouter. 1984b. « Tannins and Digestibility in Greater Kudu ». Canadian Journal of Animal Science 64 (septembre) : 177‐78.
  • VAN HOVEN Wouter. 1991. « Mortalities in Kudu (Tragelaphus Strepsiceros) Populations Related to Chemical Defence in Trees ». Journal of African Zoology 105 : 141‐45.
  • WOHLLEBEN Peter. 2017. La vie secrète des arbres : ce qu’ils ressentent, comment ils communiquent. Traduit par Corinne Tresca. Paris : Ed. Les Arènes, Paris. 261 pages.

[1] A.-B. ERGO. La Fusariose vasculaire de l'Elaeis guineensis. 1979, Ed. CIDAT. Musée Royal de l’Afrique Centrale ; Bruxelles BE.
[2]C'est-à-dire l’action de courants électriques continus sur des organes vivants.
[3]Plante d’appartement classique appelée aussi dragonnier de la famille des Liliaceae, ordre des Asparagales, genre Dracaena.


 “La Végétale Attitude’, la végétalité des machines ou c'est l'inverse !?...

ecoopter f300x387« Le monde végétal est bien un ensemble en soi ; certes beaucoup d'angiospermes ont besoin d'animaux pour vivre, mais leur comportement global apparaît comme un enchevêtrement d’interactions aux limites nettes ; il est commandé par la contrainte de la rigidité cellulaire, qui entraîne l'inaptitude au déplacement, d'où la nécessité de l'autotrophie, qui entraîne aussi l'avantage donné au grandissement de l'organisme (donc à la présence du système vacuolaire), à la croissance indéfinie et donc à l'existence des méristèmes. On pourrait aussi bien dire que l'autotrophie a permis le non-déplacement et ainsi de suite. Il y a là un réseau de nécessités, dont les caractéristiques ont été rendues plus originales encore par la colonisation des terres émergées et le développement des " plantes " proprement dites. ../.. nous observons plusieurs particularités importantes des végétaux se rattachent à l'un ou l'autre élément de ce réseau.
Tout en restant dans l'optique de la plante-machine, nous assimilons à des faits d'éthologie les adaptations aux anisotropies spatiales et aux variations temporaires, cycliques ou non, du milieu ; ces phénomènes mettent en jeu des capteurs d'informations qui sont le point de départ de messages puis de réponses par variations métaboliques, mouvement ou morphogenèse, dont l’ensemble s’intègre dans le schéma précédent. 
Nous pensons pouvoir considérer tout cela comme une des clés des différences du comportement écophysiologique des végétaux par rapport aux autres êtres vivants et comme une base de la notion de " végétalité " » 
Dr L.Baillaud ;UFR. Université Blaise Pascal, Clermond-Ferrand, France 

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Most scientists have greeted the experiments with open skepticism — with good reason ?!...

¨After his plants would not respond for a visiting Canadian plant physiologist, for example, BACKSTER offered an interesting hypothesis: the plants "fainted" because they sensed that she routinely incinerated her own plants and then weighed the ashes after her experiments.
Backster is the essence of conservatism compared with the book's more adventurous researchers.
A New Jersey electronics buff, Pierre Paul SAUVIN, attached a Rube Goldbergian machine to his plants, and then spent the weekend with his girlfriend at a place 80 miles away. He found that even at that distance the plants had responded to his sexual relations with the girl. The tone oscillators went "right off the top," he says, at the moment of orgasm.
In Japan, Ken Hashimoto, another polygraph expert, discovered that his cactus could count and add up to 20. George De LA WARR, a British engineer, insisted that young plants grew better if their "mother" were kept alive. Ironically, the authors did not address themselves to some significant facts about botany. Plants do respond physiologically to certain sound waves. Talking to a plant may indeed make it healthier, because it thrives on the carbon dioxide exhaled by the speaker˝.

N.B.: L'énergie électrique et électromagnétique du monde végétal fait l'objet d'autres articles dans la bibliothèque didactique du réseau AIHy....