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L'étonnante 'conscience' des plantes

L'effect Backster

Envoi du confrère A-B. ERGO ; EURING MSc.Ing.AIHy
Reprint commenté du périodique professionnel INFO-AIHy N°119 & 120 (2008/09) avec quelques addendum de Ing. P.Dohmen ; MSc.AIHy ; 2014-2017.
© asbl-AIHY. COPIE autorisée pour votre usage privé, scolaire ou didactique AVEC les références bibliographiques SVP.

Tous les êtres vivants se développent dans des milieux constitués de contraintes physiques et chimiques mesurables qu’on appelle des écotopes.

Du point de vue de leurs rapports avec les écotopes, il y a trois sortes d’êtres vivants : les plantes, qui sont généralement fixes à un endroit et qui subissent la totalité des contraintes; les animaux qui peuvent se mouvoir, changer d’écotope et échapper à certaines contraintes; et enfin l’homme, qui a les facultés de l’animal mais qui peut, en outre, modifier les contraintes.
Pensons par exemple aux feux de brousse : les plantes les subissent totalement, les animaux tentent d’instinct de se réfugier derrière une barrière protectrice (une rivière) et l’homme, s’il le décide, les combat et les arrête.

En général on considère donc les plantes comme des êtres vivants qui n’ont pas de sensibilité (donc pas d’émotions), pas de mémoire, qui ne peuvent pas communiquer et qui ne peuvent pas prendre d’initiative ni de décision. Et ce n’est pas parce que le philosophe grec Aristote pensait qu’elles avaient une âme ou que quelques textes védiques magnifiaient leur existence que les esprits cartésiens du 20ème siècle abondaient dans leur sens.

Et pourtant le paradigme d’autisme sensoriel des plantes ne résiste pas aux expérimentations physiologiques parfaitement scientifiques (reproductibles et mesurables) de ce qu’on appelle, à défaut de mieux, d’effet Backster : une forme psychotronique de la biocommunication?

L’effet Backster n’est pas plus ‘surnaturel’ que ne l’était un ‘arc en ciel’ pour nos ancêtres de la préhistoire. 
Ce mystère soulève donc bien des questions existentielles aux agronomes: la notion de « soi » du monde végétal, la souffrance non-neurologique, voire une forme de « conscience » réactionnelle aux stress anxiogènes de l’environnement immédiat où, alors on a tout faux au départ des mises en œuvre de ces modus expérimentaux…
Mais aussi ce phénomène mieux maîtrisé pourrait –s’il se confirme par d’autres mesures de la réactivité- nous permettre de construire des détecteurs de feux de forêt beaucoup plus précis car ‘branchés’ sur des arbres témoins géolocalisés. 
[addendum 2017 de la rédaction INFO-AIHy] Pierre DOHMEN, ingénieur AIHy et directeur du SIRD, a souvent signalé dans ses chroniques scientifiques (et le TRAITE d'EMPLOI AIHy), qu'en ce début du XXIe siècle, les neurosciences dopées par les cherches intensives sur l'intelligence artificielle (pour faire 'vivre' des robots) ont définitivement démontrées que les plantes possède une forme d'intelligence beaucoup évoluée que le pensait notre monde anthropocentrique. En 2017, nous ne savons pas encore très bien comment elles font mais bien qu'elles le font (<? leur réseau radiculaire)...
Cher lecteur(trice), il est grand temps d'oublier ce précepte du vieux Aristote qui écrivait dans 'De Anima' que les plantes sont à la limite du monde minéral et vivant. L'expression péjorative d"esprit végétatif" est à réviser!
Je vous invite à en savoir plus en lisant les articles du remarquable vulgarisateur qu'est le Professeur Stephano MANCUSO, biologiste réputé en neurosciences.
Oui, on démontre scientifiquement que le monde végétal (toutes vos plantes d'appartement) possèdent un comportement intelligent c'est à dire d'interférer entre elles et leur environnement immédiat avec des capacités de : communication (inter végétale et avec les insectes), de lucidité, d'anticipation, de sociabilité, de proprioperception supérieure, de mémorisation, de coopération et d'entraide (hauteur uniforme des blés pour capter le maximum de lumière, pe.). On ne parle plus ici de 'simples' réflexes innés ou d'apprentissage.

Alors commencez à avoir un peu plus de considération et de respect pour ce monde végétal qui vit tout à coté de vous!
Maintenant vous savez pourquoi les marguerites de votre pelouse s'adaptent à la hauteur de coupe de votre tondeuse à gazon pour continuer à fleurir...

En 1966, à New York, dans les bureaux de la police, Cleve Backster un consultant spécialiste du détecteur de mensonge (certains disent que ces ‘polygraphes’ mesurent la résistance galvanique[1] de la peau), décide par curiosité, de placer les électrodes du détecteur sur la feuille d’un Dracaena[3], puis d’arroser cette banale plante d’appartement.

Il s’attendait à ce que le galvanomètre indique une résistance plus faible au courant électrique lorsque l’humidité parviendrait entre les électrodes. Mais c’est juste l’inverse qui se passe… Voyez plutôt ci-dessous (une expérimentation faite à l’université de Yale-USA le 02/02/1966).

art43backster graph

Curieux, il se demande alors ce qui se passerait s’il décidait de brûler la feuille entre les électrodes ? Et il a la surprise de sa vie; au moment où il prend cette décision et avant même de prendre et d’allumer le briquet, l’aiguille enregistreuse bondit et indique une conductivité superficielle accrue. Il n’y a eu aucun mot, aucun geste, aucun contact avec l’appareil, pas d’autre personne dans la pièce; la seule chose qui ait pu stimuler la plante, est l’image mentale de la décision qu’il avait prise. L’expérience est répétée.

[PS.: Pour la physique quantique « tout » est in fine, de l’énergie, qui vibrerait à sa fréquence, alors pourquoi nos ‘émotions’…]. 

Cette découverte « par hasard », fut à la base de toute une série d’autres expériences dont une particulière montra que les plantes ont de la mémoire; 6 individus, les yeux bandés, tiraient un papier plié dans un récipient.
Sur un des papiers, l’ordre était donné de détruire une des deux plantes présentes dans la pièce. Aucun des individus, ni Backster ne connaissaient le coupable, seule l’autre plante était le témoin de ce qui s’était passé. Lorsque les individus passaient devant la seconde plante munie d’électrodes, l’aiguille du galvanomètre s’affolait au passage du coupable.

Parmi les nombreuses expériences réalisées, une expérience particulière laisse supposer que les plantes et plus spécialement les cellules vivantes sont douées d’une faculté de perception extra-sensorielle, nouvelle découverte intéressante.

Pour éliminer tout facteur humain ou subjectif, Backster monte une autre expérience dans laquelle, dans une pièce close, des crevettes vivantes sont placées sur un plateau basculant, et en bougeant, elles sont précipitées dans de l’eau bouillante. Dans une chambre voisine, close également, une plante branchée sur galvanomètre émet un tracé soudainement turbulent au moment de la mort des crevettes.

Dans d’autres expériences, la même réaction fut observée lors de la mort de bactéries, de levures, de cellules sanguines ou de spermatozoïdes.
Des chercheurs russes reprenant ce type d’expérience ont démontré que ces « communications » ne se font pas par des ondes électromagnétiques car elles ne sont pas interrompues par une cage de Faraday ou par une paroi de plomb.

Cette communication entre cellules a été également démontrée à l’Institut de Médecine Clinique et Expérimentale à Novossibirks en Sibérie où deux cultures de cellules humaines placées chacune dans des boites de quartz totalement hermétiques montraient des symptômes identiques après l’inoculation d’une seule par un virus.

La conséquence de toutes ces observations fut que de nombreux chercheurs se penchèrent davantage sur les effets d’excitants extérieurs sur les plantes.

On a déjà évoqué les effets de la musique similaires à ceux de la lumière sur les cellules, observés par le Dr. Singh et aussi par Dorothy Retallack, l’attrait de la musique classique pour les plantes et le rejet du Rock par celles-ci. Des applications industrielles ont déjà été mises en pratique, notamment par les Japonais qui ont déposé un brevet en 1991 pour un type de musique améliorant la fermentation des levures employées pour la fabrication de sauce-soja.

On ne connaît pas le mode de communication entre les cellules vivantes, mais on a la certitude que ce n’est pas par l’intermédiaire de rayonnements connus ou d’ondes électromagnétiques.

Le Dr. Hashimoto directeur du centre de recherches électroniques de la Firme Fuji Électronique Industries®, pense que tout cela se passe dans une quatrième dimension non matérielle dominée par l’esprit...

Mais c’est aussi une déviance de l’esprit humain de s’esquiver dans le surnaturel quand il ne trouve pas une explication cartésienne. Ainsi, que devait penser l’homme de Neandertal à la vue d’un arc en ciel inatteignable, avant qu’un enfant de l’enseignement secondaire puisse interpréter ce phénomène élémentaire de physique optique !
Mais cela crée un autre questionnement ! Où se trouvent alors chez les plantes les organes sensoriels et les centres de réponse émotionnels ? Les scientifiques n'ont encore rien trouver à ce niveau en regard des connaissances du biotope animal. 

Les plantes ont-elles aussi plusieurs SENS ?

Le toucher par exemple. Toute plante est irritée et réagit quand on la touche mais la réaction n’est instantanée (les sensitives) que chez quelques centaines d’espèces; elle est nettement plus lente et non visible chez les autres. Ce qui est important de savoir c’est que le premier niveau de réponse consiste en une onde électrique le long de la membrane cellulaire, un flux entrant et sortant d’ions à l’instar des neurones humains.

La vue à travers des pigments récepteurs qui leur permettent de pousser vers la lumière et les cryptochromes qui les aident à déterminer l’orientation et l’intensité de celle-ci.

L’odorat également. Les plantes peuvent communiquer entre elles par un langage odorant dont le composant principal est l’éthylène. On a remarqué cela sur le saule qui, lorsqu’il est attaqué par certaines chenilles défoliantes, émet un gaz qui informe les saules voisins de l’attaque pour que ceux-ci induisent immédiatement des modifications chimiques dans leurs feuilles de façon à se protéger. Un phénomène de ce type a été observé sur Acacia en Afrique du Sud, lorsque les girafes s’attaquent au feuillage. Presque instantanément, le taux en tanin des feuilles des acacias voisins augmente et celles-ci ne sont plus appétées par les girafes.

L’ouïe. On a déjà évoqué les effets de la musique sur les plantes, mais d’autres études montrent que certains sons légèrement plus élevés que la voie humaine accélèrent la croissance des pois nains et la germination des graines de radis ou la multiplication des cellules de levure.

Le goût, enfin. En goûtant à leur agresseur, les plantes peuvent organiser leur défense, soit en nécrosant les cellules directement au contact de l’agresseur, soit comme le palmier à huile en opposant une barrière étanche (des gommes) quand il détecte un agresseur (le Fusarium oxysporum) dans ses racines.[1]

Des systèmes plus sophistiqués sont parfois mis en œuvre; ainsi les choux lorsqu’ils sont attaqués par certaines chenilles, émettent des signaux SOS sous forme de substances volatiles informant les prédateurs de ces chenilles de la présence de celles-ci.
Substances volatiles présentant un très grand intérêt dans la lutte biologique préventive des maladies.

En application de l’effet Backster ou Bakster, un ingénieur en électronique américain, Pierre Paul SAUVIN, a réussi à faire avancer sur ses rails un petit train électrique en fonction de ses pensées et de ses émotions. Il s’administrait un choc électrique entraînant la réaction d’une plante qui, branchée sur un appareil, faisait marcher un commutateur inversant la marche du train. Ceci pour l’anecdote.

En fait, les animaux et les plantes ont mannifestement évolué selon deux modes proches l’un de l’autre mais distincts.

Il reste encore beaucoup de choses à découvrir à propos de ces modes.
Et vous qu’en pensez-vous ?

Votre avis peut être lancé dans un FORUM AIHy.

_____________________________________ 

 “La Végétale Attitude’, la végétalité des machines ou c'est l'inverse !?...

ecoopter f300x387« Le monde végétal est bien un ensemble en soi ; certes beaucoup d'angiospermes ont besoin d'animaux pour vivre, mais leur comportement global apparaît comme un enchevêtrement d’interactions aux limites nettes ; il est commandé par la contrainte de la rigidité cellulaire, qui entraîne l'inaptitude au déplacement, d'où la nécessité de l'autotrophie, qui entraîne aussi l'avantage donné au grandissement de l'organisme (donc à la présence du système vacuolaire), à la croissance indéfinie et donc à l'existence des méristèmes. On pourrait aussi bien dire que l'autotrophie a permis le non-déplacement et ainsi de suite. Il y a là un réseau de nécessités, dont les caractéristiques ont été rendues plus originales encore par la colonisation des terres émergées et le développement des " plantes " proprement dites. ../.. nous observons plusieurs particularités importantes des végétaux se rattachent à l'un ou l'autre élément de ce réseau.
Tout en restant dans l'optique de la plante-machine, nous assimilons à des faits d'éthologie les adaptations aux anisotropies spatiales et aux variations temporaires, cycliques ou non, du milieu ; ces phénomènes mettent en jeu des capteurs d'informations qui sont le point de départ de messages puis de réponses par variations métaboliques, mouvement ou morphogenèse, dont l’ensemble s’intègre dans le schéma précédent. 
Nous pensons pouvoir considérer tout cela comme une des clés des différences du comportement écophysiologique des végétaux par rapport aux autres êtres vivants et comme une base de la notion de " végétalité " » 
Dr L.Baillaud ;UFR. Université Blaise Pascal, Clermond-Ferrand, France 

~

Most scientists have greeted the experiments with open skepticism — with good reason ?!...

¨After his plants would not respond for a visiting Canadian plant physiologist, for example, BACKSTER offered an interesting hypothesis: the plants "fainted" because they sensed that she routinely incinerated her own plants and then weighed the ashes after her experiments.
Backster is the essence of conservatism compared with the book's more adventurous researchers.
A New Jersey electronics buff, Pierre Paul SAUVIN, attached a Rube Goldbergian machine to his plants, and then spent the weekend with his girlfriend at a place 80 miles away. He found that even at that distance the plants had responded to his sexual relations with the girl. The tone oscillators went "right off the top," he says, at the moment of orgasm.
In Japan, Ken Hashimoto, another polygraph expert, discovered that his cactus could count and add up to 20. George De LA WARR, a British engineer, insisted that young plants grew better if their "mother" were kept alive. Ironically, the authors did not address themselves to some significant facts about botany. Plants do respond physiologically to certain sound waves. Talking to a plant may indeed make it healthier, because it thrives on the carbon dioxide exhaled by the speaker˝.

Les Champs de force et le monde du vivant et
la curieuse destinée de l'ingénieur G. Lakhovski

L'influence des  phénomènes physiques sur les plantes est observée depuis longtemps même si les tentatives d’explication de cette influence ne sont apparues qu’au siècle des lumières.

Les Égyptiens de l’époque des Pharaons avaient déjà remarqué que la proximité de certaines roches et l’orientation de leurs cultures dans le voisinage permettaient d’obtenir des rendements supérieurs tandis que les Incas avaient fait des observations similaires lorsqu’ils faisaient de la musique dans leurs champs de maïs à certaines époques de la croissance des plantes. 

L’électromagnétisme ou le son peuvent donc avoir une influence sur la croissance des  plantes mais une explication rationnelle du phénomène n’a pu être proposée qu’à partir des développements de la physique.

art43backster matC’est en 1748 que l’abbé physicien Jean Antoine Nollet montre que des plantes placées sous des électrodes accélèrent leur vitesse de germination et leur croissance. De nombreuses expériences de ce genre sont effectuées à cette époque par Berkensteiner qui invente et construit un « geomagnetifer » en 1849, par Bertolon (1783), Gardini (1784), Ingen-Housz (1788) et le Père Giambattista Beccaria professeur à l’université de Turin lequel note dans un de ses ouvrages : « la nature fait un grand usage de l’électricité atmosphérique pour développer la végétation ».

Les expériences se multiplieront au 19ème siècle avec Berthelot, Newman, Thwaite et Lemström vers 1878 et Iodko un peu plus tard, qui montrent l’influence sur la croissance des plantes, de l’électricité atmosphérique ou de celle produite par des appareils.
Mais les expériences ne sont pas répétitives lorsqu’on change de plantes; ainsi, une plante placée dans une cage métallique à très larges mailles dépérit dans les expériences de Grandeau, Leclerc et Celi tandis qu’une autre plante prospère dans les expériences semblables de Naudin.

On pourrait écrire une histoire des appareillages apparus à cette époque fruits de l’imagination de leurs auteurs, mais ce n’est pas le propos de cet article. On mentionnera seulement  la modification apportée vers 1890 par le Frère Paulin, au « geomagnetifer » de Berkensteiner car cet appareil va être utilisé en culture et qu’il est possible de faire la part de son utilisation dans les résultats observés :

En France (1891, viticulture) une augmentation du sucre dans les raisins et une maturité plus précoce de ceux-ci ;

En Ardèche en 1892, une augmentation en poids de 23% sur une culture d’épinards, par rapport à une parcelle témoin ;

En Norvège (1894) une augmentation de 11 % en poids sur une culture de pommes de terre ;

À Gloucester en Grande Bretagne, une augmentation en poids de 50 % sur une culture de pommes de terre.

En 1898, Lemström peut tirer les conclusions suivantes :

1. toutes les plantes ne sont pas également réceptives à l’électricité; certaines y sont même réfractaires;

2. les croissances moyennes observées sont de l’ordre de 45 % et sont en relation avec la fertilité des sols;

3. certaines plantes ne répondent au traitement électrique que pour autant qu’elles soient arrosées fortement; l’accroissement de production est alors remarquable;

4. le traitement électrique est plutôt nuisible durant les fortes chaleurs; dans ce cas, il doit être interrompu.

Ces conclusions laissent un chercheur moderne sur sa faim, car il ne connaît ni le schéma d’expérience ni le pourcentage des variances dues aux facteurs du milieu (fertilité des sols, arrosages, fortes chaleurs),  ni celle due à l’appareil dans la variance totale observée.

D’autres travaux plus récents comme ceux de Singh et ceux de Dorothy Retallack (effets de la musique sur les plantes similaires à ceux de la lumière), laissent sceptiques beaucoup de scientifiques.

Les travaux d’un ingénieur dans ce domaine méritent cependant qu’on y prête attention.

Georges Lakhovsky est né en 1869 en Russie où il obtient un diplôme d’ingénieur biophysicien. Il émigre en France avant la première guerre mondiale et prend assez vite la nationalité française. Vers 1920, il observe les effets vitaux des ondes en regardant des pigeons voyageurs désorientés tournant autour des antennes d’émetteurs radiotélégraphiques.

À la même époque, il étudie sur une période de 75 ans l’influence sur la végétation des tempêtes magnétiques causées par les éruptions solaires et relie la qualité des vins de Bordeaux à ces mesures.

Lakhovsky émet alors une théorie révolutionnaire en suggérant que la base de la vie n’est pas la matière, mais les vibrations immatérielles associées à celle-ci.

Pour lui, les cellules, qui sont les unités essentielles de toutes les choses vivantes, sont des radiateurs électromagnétiques capables d’émettre et d’absorber des ondes de haute fréquence, comme des systèmes sans fil. Les cellules se comporteraient comme des circuits oscillants microscopiques requérant une source d’énergie électrique stockée et un enroulement de fils. (On ne connaissait pas à l’époque la structure du noyau).
Lorsque le courant part de la source d’énergie stockée et court d’une extrémité à l’autre du fil, il se crée un champ magnétique oscillant à une certaine fréquence plusieurs fois par seconde; comme le circuit est réduit en taille, les fréquences créées sont de très hautes fréquences. Lakhovsky pense que cela se passe de cette manière dans les noyaux des cellules vivantes.

Pour ses expériences, en 1923, il crée un premier appareil thérapeutique, le radio-cellulo-oscillateur, qui, par le biais d’un tube à vide émet dans la gamme des ondes ultra courtes vers 150 mégahertz.

1925, il publie un livre intitulé « Les origines de la vie » où il commente toute une série d’expériences surprenantes qui le conduisent à la conclusion suivante : la maladie est en quelque sorte un déséquilibre dans les oscillations cellulaires et le combat entre les cellules saines et les pathogènes, comme les bactéries et les virus, est en fait une guerre des radiations. Si les radiations émises par les pathogènes sont plus fortes, les cellules commencent à osciller de manière apériodique et deviennent malades; lorsqu’elles s’arrêtent d’osciller, elles meurent. Si les radiations des cellules prennent l’ascendant, ce sont les pathogènes qui meurent. Pour qu’une cellule malade puisse guérir, elle doit être traitée au moyen  de radiations de fréquence appropriée

En 1924, à l’hôpital de la Salpétrière à Paris,  Lakhovsky inocule des plants de géranium par la bactérie Agrobacterium tumefaciens connue pour provoquer des tumeurs cancéreuses sur cette plante. Lorsque les plantes ont développé des tumeurs de la taille d’un petit pois, certaines d’entres elles sont exposées aux radiations de l’oscillateur. Dans les premiers jours, les tumeurs croissent rapidement  mais après deux semaines elles se ratatinent et meurent et après deux autres semaines elles se détachent et tombent de la plante.

Lakhovsky voit dans ce résultat une confirmation de sa théorie, le cancer ayant été surmonté par une hausse des oscillations normales des cellules saines des géraniums. Cette approche du problème était à l’opposé de la théorie des spécialistes du radium qui proposent que les cellules cancéreuses doivent être détruites par des radiations externes.

Dans le développement de sa théorie, Lakhovsky fut confronté au problème de l’énergie nécessaire à la production normale et continue des oscillations cellulaires. Il lui semblait improbable que cette énergie soit produite dans la cellule elle-même et qu’elle devait être d’origine externe. Pour prouver cette origine externe, en janvier 1925, il entoura un géranium inoculé, d’une spirale en cuivre de 30 cm de diamètres dont les 2 bouts étaient fixés dans un support en ébonite. Après quelques semaines, tous les géraniums inoculés étaient morts alors que celui entouré de cette spirale était non seulement en vie et sain mais s’était développé deux fois plus que les géraniums témoins non inoculés.

Jusqu’en 1929, les inventions de Lakhovsky seront testées à la Salpétrière, dans la clinique du Professeur Gosset, sur des malades considérés comme incurables. On observe une amélioration de leur état général, les douleurs diminuent, l’appétit et le sommeil se normalisent et chez plusieurs cancéreux inopérables on observe des réductions presque totales des tumeurs.
Le Professeur Gosset qui devait présenter ces résultats à l’Académie de médecine y renonce

En 1928, Lakhovsky invente un oscillateur à ondes multiples et en 1931 les premiers tests thérapeutiques ont lieu cette fois à l’hôpital Saint Louis de Paris dans le service du Docteur Achille Louste. La tumeur du premier malade traité, un vieil homme ayant un cancer de la bouche, disparaît en un mois.

En 1931 il publie un livre «  L’Oscillation cellulaire » et en 1934 un autre livre au titre évocateur : «  La Cabale, histoire d’une découverte ».

En 1937, il soigne le pape Pie IX et en 1939, il reçoit le Prix international à Vienne, qu’il doit accepter des mains d’Hitler, bien qu’il soit un antinazi avoué.

Au début de la guerre 40-45, il quittera la France pour New York où un hôpital organisera un test clinique durant trois mois sur des arthrites sévères, des bronchites chroniques et des maladies incurables.

En 1942, il sera curieusement renversé par une voiture et mourra chez lui. Les oscillateurs disparaîtront très vite de l’hôpital qui les testait, mais aussi les archives du défunt. Aujourd’hui, les oscillateurs de Lakhovsky sont officiellement bannis par les autorités médicales des États-Unis.

Avant la seconde guerre mondiale, en Italie, Vincenzo Rivera à Pérouse et les professeurs Mazzadroli et Vareton à Bologne ont réalisé des expériences sur les plantes et les animaux en utilisant les appareils de Lakhovsky. En Italie toujours, à l’Hôpital San Spirito de Rome, le directeur des services de radiologie, Sordelle Attilj a traité trois cents malades dont 24 cancéreux; il a obtenu des améliorations et deux rémissions complètes.

On aurait pu citer beaucoup d’autres noms de chercheurs et de travaux dans ce domaine, mais Lakhosky était un ingénieur chercheur dont les observations et les théories n’allaient dans le sens souhaité par la médecine de l’époque. Espérons que l’accident dont il fut victime ait réellement été un accident. Il reste tant de choses à découvrir !    A-B ERGO, ingénieur AIHy


Des arbres pour recharger des batteries

Le célèbre centre de recherche d'ingénierie en biochimie du MIT (USA) vient de rendre publics les résultats d'un projet portant sur l'utilisation de l'arbre comme source d'énergie.

Nous savons déjà que la différence de pH entre le sol et l'arbre induit [L'induit au sens technique du terme est un organe généralement électromagnétique utilisé en électrotechnique chargé de recevoir l'induction de... NDLR.] par une petite batterie rechargeable.

Le courant généré et stocké dans l’arbre peut être capté par une mini batterie destinée à l'alimentation de capteurs situés sur ce même arbre. Ces capteurs mesurent des paramètres clés (température et humidité) destinés à prévenir les feux de forêt.

Ce projet de recherche, en phase de test ‘on site’ (en 2008), consiste à utiliser et à stocker dans une batterie greffée dans l’arbre, la différence de potentiel présente à l'interface racine-sol. Les mesures enregistrées par le capteur sont ensuite transmises à l'aide d'un émetteur au capteur de l'arbre voisin. Un véritable réseau de surveillance sur l'ensemble de la forêt peut alors être mis en place. Grâce à ce réseau, les données peuvent ainsi parvenir à la station météorologique la plus proche où l'ensemble des données recueillies est transmis par satellite à l'office des forêts des Etats-Unis.

La généralisation d'un tel système permettrait l'analyse de données en temps réel sur une grand échelle et de grande surface.
Les données recueillies pourraient être utilisées en modélisation afin de mieux cerner les interactions entre les paramètres climatiques et la surveillance des feux de forêt. Par ailleurs, certains entrepreneurs verraient déjà dans ces résultats une possibilité d'utilisation dans le domaine de la sécurité nationale et notamment pour le contrôle des frontières.

txt16x18Pour en savoir plus encore, cliquez sur l'image ci-devant.

[1] A.-B. ERGO. La Fusariose vasculaire de l'Elaeis guineensis. 1979, Ed. CIDAT. Musée Royal de l’Afrique Centrale ; Bruxelles BE.

 [2]C'est-à-dire l’action de courants électriques continus sur des organes vivants.

[3]Plante d’appartement classique appelée aussi dragonnier de la famille des Liliaceae, ordre des Asparagales, genre Dracaena.