user_mobilelogo

C O N N E X I O N

Enregistrez-vous gratuitement (nécessaire)

Vous êtes en ligne sur ® AIHy.

Présence en ligne

Connexions actuelles...

e-LIBRAIRIE

Clic ci-dessous pour ouvrir

Abonnements AIHy

Newsletters et INFO-AIHy. Votre enregistrement préalable accélère la gestion des abonnements
captcha 
Conditions d'utilisation
Vous pouvez nous proposer ci-dessus de changer librement vos abonnements

 

ENTRETIENS d’Embauche
Je le gère en Pro !

Ing. Pierre  DOHMEN, MSc.AIHy ; Directeur du SIRD, Coordinateur de l’Unité ‘Observatoire des Emplois’.

© Droit de reproduction : ASBL.  A.I.Hy, Editions 2009-2015, campus ISIa, Huy ;
L’édition complète avec tous les exercices pratiques et l’apprentissage des techniques efficaces des 4 OBJECTIONS types  est RESERVEE  aux Membres Enregistrés du réseau aihy.org
 

Cet article étant public, vous pouvez le reproduire en tout ou en partie, pour votre usage personnel et éthique , mais toujours AVEC MENTION des références bibliographiques.
Pour un usage commercial ; même remarque avec un ‘don’ (via MENU > TELECHARGER > BOUTIQUE) pour soutenir notre ONG, association alumni gérée par des bénévoles mais dont les infrastructures ont un coût qui doit être autofinancé. Ce document est déjà fort apprécié de nombreux spécialistes du recrutement et vous est fourni ici chaleureusement et gratuitement.

Extraits du ‘Traité d’Emploi’, de l’Observatoire des Emplois du Service d’Investissement de Recherche et de Développement agronomiques (R&DA agrée) du réseau AIHy® ; HECh. campus ISIa, rue St Victor 3, 4500 Huy, Belgique EU.

 

La MAÎTRISE des ENTRETIENS. Pourquoi ?

 dp2010  f250x345Le premier entretien d’embauche reste une épreuve d’exploration interactive intense entre deux personnes, rarement plus sauf dans le secteur public où il faut généralement faire face à une assemblée qui votera selon votre performance et un marchandage (préalable) des voix. Vous gardez dans les 2 cas de figure une appréciable marge de manœuvre, que cet article devrait vous aider à remporter.

Des ‘examinateurs’ vont jauger progressivement vos capacités à marier leurs besoins respectifs avant de vous faire signer n’importe quel contrat d’emploi.

Un entretien RÉUSSI, est SEULEMENT celui qui débouche sur un engagement de poursuite à court terme.

Il est atteint quand vous arrivez par vos réponses à aligner ce que VOUS VOULEZ en phase avec leurs BESOINS.
Quand vous parvenez rapidement à "éveiller la curiosité, mieux l'intérêt" de votre examinateur.
Étonnez-le toujours (dans le bon sens) et, vous marquerez que du 'bonus' pour la suite du recrutement.

cibleviseur 32Le vendeur, maintenant ; c’est vous ! L’acheteur lui, il est, en vis-à-vis et 100% réceptif (pour le moment).
On parle bien de relation « face to face ».
Vous avez déjà du 'ramer' pour obtenir cet entretien devant un 'décideur' (de vous écarter ou pas).
Alors surtout ne gâchez jamais cette opportunité ! Engrangez, grâce à nos conseils expérimentés, tous les atouts pour être l'élu de ses candidatures, même déjà écrémées.
Rien n'est certainement encore perdu et tout à gagner !
Considérez-vous comme ‘un produit’. Le meilleur produit que vous allez vendre : vous-même ! Ce n’est pas insurmontable ! Ne paniquez pas. Après tout vous êtes placé dans la meilleure configuration pour une relation de ce type de ‘marché en réponse aux besoins’.  

En effet, qui vous connait, mieux que vous ? …

Même si avant la fin 2020 les plus puissants moteurs de recherche (Google™, pe) et de sélections de personnel (LinkedIn™, pe) en sauront beaucoup plus -de statistiquement fiable- sur vous-même que vous ne pourriez l’imaginer. Soyez convaincu que JAMAIS, une ‘machine’ aussi sophistiquée soit-elle, ne vous engagera à la place d’un homme de pouvoir : celui qui signe votre contrat de sa main.

Oui, vous avez l’avantage, à défaut l’illusion, de très bien vous connaitre, d’avoir assimilé les caractéristiques du produit « MOI » : votre expérience professionnelle, vos compétences référencées, vos exemples pertinents de bons ‘retours sur investissement’, vos gages de loyauté, votre capacité à agir et à progresser, votre gestion des résultats et de la communication.
Le savoir c’est déjà bien. Le faire partager à votre examinateur sera plus ou moins difficile mais pas impossible. Suivez ‘à la lettre’ nos conseils avisés et aiguisés par une trentaine d’années d’observation de plusieurs centaines de vos consœurs et confrères, qui sont passés et passeront encore sous les mêmes ‘fourches caudines’.

En face de vous se situe quand même l’OFFRE : un salaire avec plusieurs avantages potentiellement négociables, un environnement de travail motivant, des possibilités de développement, une sécurité d’emploi à court ou à long terme (nomination dans le secteur public), de la notoriété, du personnel et des projets à gérer ou manager.

Gardez à l’esprit que chaque question posée sous-tend systématiquement la deuxième: « êtes-vous apte à ce poste ».

Vendez votre profil de gagneur en arrivant à y répondre, chaque fois systématiquement. Ne laissez traîner AUCUN doute ! 
Vous devez pouvoir répondre à toutes les questions que nous avons sélectionnées. Ecoutez-vous plusieurs fois, et recommencez l’opération dans quelques jours... Vous n’êtes pas le seul à vous présenter. Notre expertise est avérée et votre détermination convaincante, feront la différence.

paysageaihy f200

Un jeux de rôle d'un vingtaine de questions commentées vous mettent dans les conditions réalistes et extrêmes d'un ENTRETIEN d'EVALUATION pour l'EMBAUCHE.
Ces questions reproduisent les situations les plus critiques, dangereuses ou dérangeantes (à dessein) qu'on recense dans les interviews.
La formation complète est téléchargeable via le site Internet du réseau AIHy.org sous le MENU 'TELECHARGER'.
Cette formation est RÉSERVÉE AUX MEMBRES affiliés au réseau AIHy. Pourquoi pas 'tout est gratuit' ?
Même avec la collaboration d'experts et d'Administrateurs bénévoles, il nous faut trouver du financement pour faire fonctionner ce site non-commercial.
Merci de vous en souvenir!

 Ah oui, n’oubliez jamais de CONCLURE (vous-même) à la fin de chaque entretien en ramassant seulement  les deux ou trois points où l’interviewer a exprimé clairement son approbation (comme après une objection résolue à votre avantage indiscutable).

Cette stratégie efficace demande de l’entrainement comme tous les challenges qui en valent la peine. Cela ne vaut en t il pas la peine ?
Attention après, sachez en restez-en là! Il faut absolument arriver à vous arrêter à temps : donc, en ne terminant que sur une touche positive.
L’entretient est conclu favorablement quand le maximum des éléments cités ci-dessus sont transférés d’un interlocuteur à son vis-à-vis et vice versa. 

Mais, comment le savoir ?

helpMieux que votre intuition : posez en la question très révélatrice ! Montrez, non pas ici que vous le voulez ce job (c’est évident) mais, que c’est VOUS LE BON CHOIX ! Demandez un engagement probant de poursuite ! 

A défaut d’accord, ne lâchez pas trop vite la proie (conseil surtout adressé à nos consœurs/confrères plus âgés) : confirmez fermement votre disponibilité et énumérez vos points forts (approuvés).
En effet, il n’est pas rare que la fameuse ‘perle rare’ engagée à votre place démissionne assez rapidement. La ‘flexibilité’ de l’emploi fonctionne effectivement maintenant trop bien dans les 2 sens et sans aucun scrupule.
Et en plus, vous verrez dans notre mini-formation aux entretiens d'embauche, que vous dire tout à la fin que "vous ne convenez pas' est (parfois) une technique pour vous éprouver et mesurer votre détermination!  

J’ai personnellement vu dans 4 multinationales où j’ai exercé, des bons éléments fraîchement engagés, aller voir ailleurs en moins de six mois pour un autre employeur, plus offrant, à tout les stades de la hiérarchie. C’est d’ailleurs, tout à fait entre nous, une stratégie infaillible pour grimper 2 échelons hiérarchiques plus rapidement que tous les autres.

 COMMENT GÉRER MON ENTRETIEN

  • La méthode de loin la plus efficace pour combattre le stress est de bien, très bien, préparer votre entretien à l’avance, de le simuler en jeux de rôle, de le tester devant des amis et, de le pré-visualiser mentalement en train de réussir.
  • L’avantage de cette méthode réside aussi dans la technique récente (en Europe) de mieux gérer une interview ‘surprise’ par téléphone ou sur un réseau social. La technique des entretiens ‘en live’ se développe via les consultants en recrutement pour faire gagner du temps aux agences et accélérer le tri avant ou après un premier entretien.
    Un chasseur de tête donne et reçoit entre 20 et +60 coups de fil par jour.  Nos diplômés qui postulent dans des organisations mondiales sont souvent amenés à participer à une séance de conférence Intranet en speed speech. Apprenez à fixer instinctivement l’œil de la caméra pour répondre à un interlocuteur à des milliers de km. Il aura ainsi l’impression que vous le regardez dans les yeux.
  • Respirez à fond pour libérer votre anxiété. On y arrive en amplifiant la respiration abdominale (et pas thoracique).
  • N’hésitez pas à prendre des notes au vol et gardez près les ‘preuves’ des principales références du CV.
  • Dans un entretien vous devez toujours regarder celui qui vous interpelle (et éventuellement prendre les autres comme support). En toutes circonstances positivez. Votre interlocuteur est aussi curieux que vous de ‘bien faire’ et d’obtenir des réponses à ses attentes.
  • Dans un entretien devant une assemblée vous devez repérer ‘le leader d’opinion’  le plus rapidement possible : ce n’est pas celui ou celle qui parle le plus mais qu’on écoute. Soyez attentif à la dialectique entre les ‘je’ et les ‘nous’.
  • Un truc infaillible (mais il faut s’entrainer) est de gérer votre ton sur la même longueur d’onde que votre vis-à-vis.
  • Les râteaux à EVITER : s’assoir directement (c’est parfois la place d’un examinateur ; oui, ça arrive) # sentir l’alcool ou mauvais # être agressif # les tics et les tocs # parler de vos problèmes personnels ou qui ‘fâchent’# développer une argumentation dogmatique ou conflictuelle # donner votre avis si on vous ne le demande pas # mentir (ça se voit).
  • Restez concentré. Concentrez-vous sur vos objectifs relus auparavant sur notre fiche technique.
  • On ne parle pas du salaire avant qu’on vous le demande. Oui, vous en avez envie ! Attendez le bon moment.
  • Ne jetez pas votre opprobre sur un ancien employeur. Vous allez épuisez votre temps de parole et distraire vos interlocuteurs de votre et de leurs objectifs. Et n’oubliez pas que beaucoup de ‘patrons’ se connaissent entre-eux…
  • Restez chaleureux, réaliste et …surtout : vous-même. Ne récitez pas de texte par cœur.
  • Répondez autres choses que simplement « oui » ou « non ». A contrario, ne monopolisez pas tout le temps de parole
  • Après votre présentation succincte, prenez l’initiative du débat en demandant quelles sont leurs attentes (=besoins).
  • Croyez-vous que c’est le moment de raconter une de vos bonnes blagues ? Non, mais l’humour n’est pas défendu.
  • Tenez-vous au courant de l’actualité professionnelle du secteur dans lequel vous postulez. Dans les administrations publiques renseignez-vous à l’avance sur la couleur politique dominante, déterminante et présente.

 useraihy 48

Le réseau alumni des ingénieurs, agronomes et paysagistes ‘AIHy’ gère des diplômés depuis 1848. Elle observe, analyse et réfléchit à propos de votre employabilité depuis plus de 30 ans. Nous travaillons en collaboration avec les autres associations et nos partenaires qui gèrent les mêmes situations. La communication dopée par la solidarité fonctionne bien avec un taux d’affiliation suffisant (et vous).
TOUT ce qui écrit dans notre traité d’emploi a été vécu par d’autres pour en tirer un enseignement positif. Ces notes sont une source d’information fiable et précieuse. Nous la peaufinons  depuis +20 ans avec l'aide d'experts et du top des chasseurs de tête. Aidez-nous à les tenir à jour. Cela pourrait encore vous être utile tôt ou tard.

Le processus d’apprentissage des techniques d’entretien, d’évaluation & de négociation prend du temps et exige une application totale de tous les sens.
Vous-aussi, pour votre futur job ; ne soyez pas un amateur ! Vous devez y consacrer toute votre énergie et +5h/jour (un minimum!).

Un employeur, un patron ‘du terrain’ (production, R&D, distribution) se base sur « son expérience », « sa connaissance du personnel humain » et « sa sacré bonne intuition ».  Attention !... Ce n’est donc pas un interviewer professionnel (mais il le croit généralement). Pour vous, nous allons décortiquer plus loin les ‘intuitions’ et ce qu’il faut faire.

 Sachez exploiter l’opportunité de cette relative incompétence pour la retourner à votre avantage. Votre capacité à maîtriser « le face-à-face » doit captiver un cadre technique. Intéressé, il sera plus enclin à vous écouter et à vouloir vous engager.Pour vous engager, il doit en avoir envie. Et, la préférence ça se mérite.

Ne comptez pas sur le hasard !  Comme l’a dit PASTEUR, il n’appartient qu’aux esprits préparés. 

COMMENT ? 

Les récentes études de neuropsychologie cognitive confirment que le facteur déterminant du succès d’un dialogue rationnel d’évaluation (et de l’achat), celui qui va déclencher votre engagement final est effectivement toujours EMOTIF (= les marqueurs manichéens de la raison).

C’est difficile à admettre, mais dans 95% des cas, c’est ainsi! Sauf si c’est une « machine » qui prend la décision finale (tout-à-fait improbable dans le secteur privé). Cet élément subjectif dominant est d’autant plus lié à la réceptivité individuelle émotive de l’interviewer, que ce dernier n’est pas un professionnel. Seul, un professionnel expérimenté (chasseur de tête) ne se laissera pas distraire par vos réponses pour mieux vous cerner.

 « Tout ce qui impressionne les sens dans une conversation courante prend le pas sur le contenu » ! Nos mots émettent une signification objective textuelle et une signification subjective culturelle liée à l’environnement. Quand vous entendez « bouchon » ; vous saurez faire la différence entre un mot affectueux, le trafic routier ou une bonne bouteille. Le Pr Albert Meharbian (UCLA) a validé la formule[1] suivante à propos de l’impact des premières impressions qui restent mémorisées.

EFFICACITE des ENTRETIENS VERBAUX

art65 diagrammeimpactn f300x164

La DÉCISION ultime et le génie des INTUITIONS

 Le Pr Gary KLEIN lorsqu’il travaillait pour l’US Air Force a démontré expérimentalement un modèle de décision de première reconnaissance, appelé depuis « RPD » pour ‘recognition-primed decision’ ou encore ‘prise de décision naturaliste’ (±1989).

Les ‘décideurs’ en situation de stress ou lors d’un choix rapide et important à faire –comme l’engagement final d’un collaborateur- ne vont plus trancher entre toutes les alternatives possibles mais se fier à ‘leur propre intuition première’.

Est-ce la bonne ou la mauvaise décision ?... Mais c’est bien ainsi que ça se passe !
On est effectivement plus dans le domaine du ‘100% rationnel’.

 

Qu’est-ce que c’est ‘cette intuition’ au stade vulgarisé de nos connaissances en neurosciences ?

Pour simplifier depuis le XXIe siècle, on affine la perception managériale de l’intuition pour conforter une sorte de rationalité limitée  qu’on peut franchement qualifiée de plus heuristique que systématique et algorithmique (comme le font déjà les robots ETS des agences de placement).
Dans la réalité de l’action humaine, l’inventaire fiabilisé de toutes les possibilités est largement supplanté par l’intuition.

 On reconnait actuellement 3 types d’intuition et j’en rajoute une –pour info- qui est relève de ‘intelligence artificielle’. 

0.- ‘Intuition Zéro’ car artificielle ou si vous préférez analytique» car cette gestion descriptive d’aide à la décision managériale est subordonnée aux très puissants moteurs de recherche des réseaux sociaux, à la qualité de leur modèles statistiques et aux récents algorithmes de stratégie des performances optimales, capables (?) de défier la subjectivité humaine des décideurs qui sont, eux, censés juger sans ‘tout comparer’. Au moment où j’écris ces notes, cette ingénierie est encore au stade expérimental mais vu les moyens phénoménaux injectés, plus pour longtemps…

 stop

1.- La perception du premier contact (les fameuses 5 premières minutes si décisives) appelée « insight » par les pros.

La petite voix intérieure (les managers savent l’écouter) vous donne très brièvement  son analyse de la perception immédiate et globale de la personne qu’il a physiquement en vis-à-vis. Des centaines de signes morphologiques sont analysés inconsciemment (=sans filtre) par votre cerveau pour dégager une impression furtive, la première. La bonne ?...

Par exemple, les enquêteurs de police judiciaire, les profileurs –les recruteurs professionnels n’en sont-ils pas ?- savent décelés précisément par quelques tics incontrôlables de vos yeux et de la bouche quand vous mentez ou pas.

 Faut-il encore se mettre 'en costar' pour se rendre à un entretien d'embauche ?

 Ceux ou celles qui se présentent pour la première fois devant un examinateur seront ‘mieux perçus’ lorsque leur aspect général se rapproche le plus de celui de l’examinateur. Ce n’est donc pas qu’une question de respect mais d’efficacité.

Suivez notre conseil avec un exemple visuel à la fin de ce paragraphe. 

2.- L’inconscient cognitif renvoie à notre propre ingénierie cognitive de prise rapide et quasi automatique de décision au contraire de la plus lente pensée consciente.

smileyC’est le domaine des perceptions subliminales, des apprentissages tacites et conformistes et des illuminations créatrices.
C’est aussi le domaine de l’« intime conviction » et du flair de l’expert. Celui-ci semble privilégier la première option qui ‘fonctionne’ et qui vient à son esprit (on cherche comment) plutôt que le résultat d’une analyse comparative discriminatoire.

L’expérimentation universitaire démontre que cette forme d’intuition fonctionne ‘bien’ mais n’est pas infaillible. 

3.- L’intuition ou l’intelligence émotionnelle (IE).

Nous avons déjà développé cet  aspect dans le Traité d’Emploi de l’AIHy® comme facteur catalyseur de la décision finale. Les neuroppsy parlent de 'marqueur'

C’est l’intelligence émotionnelle, plus ou moins contrôlée selon les personnes, qui nous permet de décoder du premier regard et ensuite de faire la distinction si une personne va bien ou mal ou de prédire s’il convient ou pas.
Il y a bien-entendu aussi des ‘illettrés émotionnels’ chez les dirigeants. Ces autistes des émotions sociales vont plutôt puiser leur capacité décisionnelle dans l’inconscient freudien de leurs pulsions refoulées. Heureusement, on rencontre plus rarement des psychopathes dans notre domaine professionnel, à notre relative connaissance au sein du SIRD. 

La réalité est plus complexe car toutes ses formes de savoir et de compétences seront intimement liées et hybridées chez le recruteur final. 

Les conseils de l’AIHy pour avoir “la bonne tête de l’emploi”.

Le bon-sens mais aussi les recherches récentes des neurosciences confirment que la toute première minute imprègne durablement la mémoire de votre interlocuteur. Et comme vous avez intérêt qu’il se souvienne de vous positivement, soignez particulièrement votre présentation : ce n’est pas ‘un détail’ ! 

Ci-dessous la norme vestimentaire anglo-saxonne mais largement internationale, à peine plus sévère que la ‘française’.
Ces tenues sont souvent ‘exigées’ dans nos multinationales lors des réunions, congrès et même des séminaires.

 art65 casual 900


[1] Réf. : MEHRABIAN A. ; Nonverbal Communication ; Ed. Aldine transaction ; New York, 2007 (old print = 1972).

Pour un premier entretien èBusiness Professional’ : la tenue pendant les réunions sauf avis contraire (relire la note de service).
Le veston est toujours fermé par au moins un bouton. Le col ouvert sans cravate n’est autorisé qu’en France.

Pour le ‘bureau’ en interne èBusiness Casual’. Notez qu’un vêtement chiffonné ou sale n’est PAS ‘Casual’ !
Les pantalons ‘jeans’ ou de sport ne sont PAS ‘Casuals’ bien que fort répandus dans les milieux de travail en Belgique francophone.
Attention à votre coiffure !
Évitez absolument tout signes extérieurs qui vont distraire votre interlocuteur (ce n’est pas le bon moment) : pin’s politique, décoration farfelue, piercings provocants, bague à tête de mort, maquillage ‘rasta ou gothique'.
La jupe peut être coupée au-dessus des genoux. Eh, vous n’êtes quand même pas obligée de porter un uniforme ‘coréen’!
N’oubliez pas que nos conseils vestimentaires visent à augmenter vos chances de réussir un entretien d’embauche, pas à faire de vous une potiche.
Si vous avez des ‘atouts physiques’, mettez-les en évidence mais l’excès sera toujours contre-productif.
Habituez-vous à l’avance à rester à l’aise dans ces tenues, si elles ne vous sont pas familières. Cela se voit et s’interprète (langage non-verbal).

Restez attentif aux « signes visuels » ‘non verbaux’ et si subtils montrés inconsciemment par votre interviewer (positions des mains, du dos, regards, tics, décroisement des jambes, respiration, bâillement, etc.). Ils vous expriment inconsciemment les pistes auxquelles il reste sensible, c’est à dire le plus réceptif.
L’intersubjectivité (rejet-neutre-attractif) et l’empathie activent les ‘neurones miroirs’ et la compréhension du vécu de tout interlocuteur qui observe son vis-à-vis.
Plusieurs études ont bien confirmé que le non-verbal pèse pour +50% (55) de la réussite d'un entretien d'embauche (voir notre diagramme).

Un vrai pro de l’entretien, comme on les aime au SIRD, vous réservera par contre quelques « surprises » au moment où vous ne vous y attendez pas, sauf, sauf, si vous êtes préparé à répondre aux questions les plus perfides.
N’oubliez cependant pas que c’est sa sensibilité qui va déclencher LE CHOIX final (même parfois contre un raisonnement cartésien ou celui d'une machine).
Un tel élira instinctivement ce candidat parce qu’il a les mêmes goûts et la même « vision » que lui, ou encore, pour la même image qu’il se projette ou, vous rejettera pour les mêmes causes.

Pour magnifier le non verbal de vos entretiens; restez ‘zen’, souriant, les bras ouverts, la poignée franche et spontanée, le regard droit.
Donnez l’impression d’écouter réellement votre interlocuteur (et d’être d’accord, en phase avec lui).
Développez vos réponse sans trop en dire (évitez de placer vous-même un râteau pour marcher dessus ; ça fait trop mal).

Et surtout, montrez avec un enthousiasme communicatif : QUE VOUS VOULEZ CE JOB !

index2 f48x40Quels sont les indices de réussite d’un entretien ?

  • Uniquement dès que la matrice d’alignement [voir module cyan] s’aligne et se retourne. En d’autres mots ; l’employeur maintenant motivé devient le vendeur (de son emploi) et vous l’acheteur de la place à prendre.
  • On vous ‘vend’ donc l’entreprise et ce job comme idéal. Ne négocier votre salaire QU’A PARTIR ou après ce moment !
  • On dépasse largement le temps prévu (en général < 20min) de parole.
  • On vous demande : comment feriez-vous dans telle situation # quand pouvez-vous commencer # combien voulez-vous  # que pensez-vous de la société maintenant # venez, on va vous faire visiter.
  • On vous le dit ! Un entretien réussi débouche systématiquement sur un engagement de poursuite (de la sélection).
  • On vous demande de passer (rapidement) voir une autre personne (en général le cadre supérieur).

 L'APRES entretien d'embauche - important - . 

  • emploi-choix f300x352Notez directement vos impression dans notre fiche type : objectif réalisé, avec qui, quoi encore à faire, quand…
  • REMERCIEZ par courrier celui qui vous a invité en lui confirmant votre volonté de poursuivre la sélection.
  • POURSUIVEZ surtout toutes vos autres recherches d’emploi avec la même détermination. Selon une senior consultante de Right Management Manpower Co® [C.Hamaide] la norme pour un chercheur d’emploi au début de notre XXIème siècle se situe entre 15 à 19 ‘initiatives’ par semaine en Europe (prise de RV, courriers divers, interview, formations, enquêtes, administration) ; ce qui vous demande une recherche de 40 h/semaine !

Et après, le « merci, on vous écrira»...

Certainement si on vous le dit sur place, mais aussi, si on vous écrit que le poste est pris; que faire ?

Répondez poliment que vous restez à leur disposition. On ne sait jamais. Celui qui vient d’être engagé a certainement plusieurs offres chaudes en cours et peut très bien lâchez en dernière minute ou démissionner rapidement (et, c’est plus fréquent que vous ne le croyez). Ne perdez SURTOUT jamais confiance en vous.

NOTRE CONSEIL AVISE.

DEMANDEZ à votre interlocuteur les raisons du refus et où vous avez chuté : c’est souvent très instructif !

Avez-vous bien noté quand et comment vous avez « fauté »? Vous ne le ferrez plus la prochaine fois! L’expérience va renforcer votre détermination et une saine agressivité.
Nous récoltons et analysons chacune de vos expériences individuelles pour nourrir notre propre formation pratique. N’oubliez pas que vous pourriez encore avoir besoin de nos conseils d’autant plus avisés qu’ils sont alimentés en temps réel par l’expérience de vos autres confrères (consœurs).
Si vous êtes coaché par un expert de l’AIHy, une agence de (out)placement ou votre mentor, videz le sac avec lui et relisez attentivement notre 'TRAITE d'EMPLOI'.

Ce n’est jamais grave et vous n'avez pas perdu 'la face' avec un refus.
Ne vous dévalorisez surtout pas trop. Vous ne referez pas 2 fois la même erreur, n’est-ce pas ?

Au sujet des 'RÉFÉRENCES'...

Mon conseil, ne les utilisez que si c’est nécessaire c'est-à-dire quand elles sont demandées ou pour confirmer une argumentation où on ne vous croit pas (voir la gestion des types d’objection dans le cas du scepticisme).

En pratique, les RÉFÉRENCES sont exploitées par les employeurs pour vérifier la véracité des données sur le CV, pour entendre un autre son de cloche à votre propos et pour découvrir des informations que vous n’avez pas exprimées.
Actuellement, les puissants algorithmes statistiques d’analyses recoupées qui sondent en profondeur les réseaux sociaux minimisent l’individualité du référent. Sauf, si votre choix porte sur une personnalité reconnue par vos interlocuteurs comme une référence dans leur domaine.

QUI PRENDRE COMME REFERENCE ?

usersUne personne qui vous connait suffisamment bien (pas l’ami de l’ami) pour être votre avocat en détaillant des exemples probants de vos compétences. Evitez les grands bavards et ceux qui sont inaccessibles.
Les consultants et employeurs préfèrent des personnes qui ont eu affaire avec vous comme professionnel (client, fournisseur, supérieur ou subordonné).
Et, dans la fonction publique, ce qu’on appelle « le piston » fonctionne toujours mais nous semble se raréfier en cette période dite de crise.

RÈGLES A SUIVRE

  • Si vous les connaissez, eux doivent vous connaitre suffisamment pour être interrogé à l’improvise (tél, cocktail, email)
  • Demandez-leur toujours l’autorisation d’être cités en référence par vous et dans cette situation.
  • La lettre de recommandation est potentiellement plus utile et recherchée plus pour les seniors que pour les juniors.
  • Rencontrez-les à l’avance pour bien vérifier et convenir de leur opinion à votre sujet (évident ! Et pourtant…).
  • Aidez-les à vous aider. Donnez-leur une copie de votre CV (le même que vous avez envoyé en prospection).
  • Demandez un retour d’information s’ils ont été contactés. Sachez bien : qui ne demande rien, n’obtient rien !
  • N’oubliez pas de les REMERCIER. Ils apprécieront d’être tenus au courant de votre cursus professionnel.

EXERCICES COMMENTES et ENTRAÎNEMENTS

Cette partie est absolument RÉSERVÉE à ceux qui interviennent dans le soutien et le financement de notre réseau.
Sans eux, nous n'existerions plus dans notre monde, où le 'gratuit' n'est plus l'apanage des bénévoles désintéressés mais de puissants lobbyings commerciaux.
Ce fichier n'est pas sur le site aihy.org qui est protégé mais, sur un autre serveur. 

ATTENTION ! Évitez de pirater des sites professionnels d'organisations d'ingénieurs. Ceux-ci goûteront à la Loi de Lavoisier. Les organisations d'ingénieurs belges sont puissantes et unies.. Alors restons, amis !

Le plus élégant est de vous affiliez au réseau AIHY -qui que vous soyez- cela ne vous coûtera que l"équivalent d'un bac de bières trappistes.
MERCI de nous SOUTENIR plus activement ! Nous avons vraiment besoin de VOUS, de votre soutien plus que platonique.

L'auteur bénévole: Ing. P.Dohmen; MSc.AIHy