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Dr Ir Jean LOUIS, créateur en agronomie tropicale

Envoi de l'ingénieur AIHy : EURING André-Bernard ERGO† (1936-2020); reprint 2014.

Jean LOUIS naquit en 1904 pendant l’État Indépendant du Congo. Il est adolescent quand la première guerre mondiale éclate et les études secondaires qu’il commence à l’Athénée Royal d’Ostende, il devra les poursuivre d’abord à Tournai, puis à Bruxelles.

Il a 17 ans quand il entre à l’Institut Agronomique de Gembloux , actuellement appelée Agro-Bio tech lors de son rattachement à l’ULG. Il y sort brillamment en 1926 après une interruption exigée par ses obligations militaires (service militaire obligatoire).

Jeune ingénieur agronome, il s’engagera immédiatement au service d’une société privée à la colonie mais rejoindra en 1928 la Régie des Plantations de la Colonie comme directeur de la station expérimentale de la Munama où il obtient des résultats remarquables dans l’amélioration des poules pondeuses et dans l’amélioration du bétail laitier.

Cependant, ce travail ne correspond pas à ses aspirations et en 1931, il rentre en Belgique et demande sa mise en disponibilité pour s’inscrire à ses frais à la Faculté des Sciences de l’Université de Louvain où pendant 4 années, il préparera un doctorat en sciences sous la direction du professeur Victor Grégoire, doctorat qu’il conquiert brillamment en 1935, en étudiant l’origine des tissus conducteurs chez les plantes vasculaires, les étapes successives de la différenciation des méristèmes gemmaires pour aboutir à la formation du cambium.  

En 1934, L’INEAC1 (Institut National pour l’Étude de l’Agronomie au Congo) a succédé à la Régie des Plantations. À Yangambi, siège principal de l’INEAC, de nombreuses Divisions nouvelles furent créées et réparties en deux Sections, une section de Recherches agronomiques et une section des Recherches scientifiques. Jean Louis fut appelé à créer de toutes pièces et à diriger cette seconde section et à créer la Division de Botanique dont l’un des buts était de faire l’inventaire floristique de la Colonie. Il se préparera à cette tâche en faisant un stage au Jardin Botanique de Bruxelles avant de rejoindre Yangambi.

art40 jlouis1939, l’Institut Agronomique de Gembloux lui offre une charge de cours susceptible de lui assurer l’accession rapide à la Chaire de Botanique. Après un temps d’hésitation, il acceptera en 1940, deviendra chargé de cours en 1941 et professeur titulaire en 1945. À Gembloux, s’il eut une énorme influence sur ses étudiants grâce à la clarté et à la rigueur de ses cours, il eût également un rôle d’éveilleur de vocation; poussant notamment un de ses préparateurs à faire des études d’ingénieur, lequel fit plus tard un doctorat et devint une sommité incontournable dans la connaissance des champignons du Congo.

En 1942, il fonda le Centre de Recherches écologiques et phytosociologiques de Gembloux transposant à la Belgique l’étude des groupements végétaux qu’il avait inaugurée à Yangambi.

En 1945 il est nommé membre de la Commission de l’INEAC; en 1946, il devient membre de la Commission administrative des Parcs Nationaux du Congo Belge et de son Comité de Direction. La même année, il est nommé membre du Conseil de Surveillance du Jardin Botanique de l’État, membre du Conseil Supérieur des Forêts et vice-Président de la Société Royale de Botanique de Belgique.

En 1947, quelques semaines avant son décès le 12 septembre, il est nommé membre du Comité de la Carte pédologique et botanique de la Belgique.

L’œuvre congolaise de Jean LOUIS n’est pas seulement marquée par ses écrits mais aussi et peut être surtout par toutes les voies qu’il a ouvertes et toutes les bases qu’il a jetées : la Flore du Congo et les travaux systématiques (Erythrina, Afrormosia), l’étude des essences forestières du Congo.

Très vite il avait compris que la végétation équatoriale est soumise à des lois et à des contraintes bien définies dont il voyait clairement les causes et les effets.

Addendum - NB. du réseau AIHy

Pour en savoir + : Wemo Menge, Transfert du savoir agricole au Congo-Zaïre ; Edition L’Harmattan, Bruxelles ; un livre introuvable actuellement mais historiquement scanné (comme source de référence authentique) par ‘Google Recherche de Livre’®).
doc16x18Cliquer ci-devant pour aller sur le site de l'éditeur Harmattan.

Wemo Menge écrivait dans ce livre précité à propos de l’INEAC, en pages 137-138, que :
« La contribution de l’INEAC à l’effort de réorganisation des paysannats passait-elle par des études préalables de socio anthropologie, de géographie et d’économie ?

L’emplacement du paysannat était sous la dépendance de ces nombreux facteurs. L’institut responsabilisé par l’Etat colonial pour réaliser les expérimentations sur le paysannat a commencé par une étude centrée sur l’examen de la société congolaise. De ce fait, l’INEAC s’est servi d’un paysannat pilote pris comme modèle dans une région agricole. L’institut cherchait, dans ce cadre à balayer le terrain des imageries naturalistes laisses par les aventuriers voyageurs et les anthropologues préscientifiques.
En effet, l’INEAC voulait démontrer à ceux qui ne croyaient pas à la rentabilité de l’agriculture congolaise qu’il y avait une possibilité de faire co-exister des structures différenciées sans que cela affecte économiquement les intérêts du colonat. Dans ce schéma, l’INEAC souhaitait favoriser l’articulation des modes de production différents à savoir : le capitalisme et le système traditionnel congolais. L’institut s’intéressait également à l’étude de la connaissance des facteurs écologiques notamment la connaissance des sols.
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